Bonjour à toutes et à tous (bien que je doute que quelques garçons ne se soient déjà attardés par ici.
Me voici de retour après quelques semaines pour un petit poste =), désolée d'avoir été si longue, vous pardonnez? *__*
* Bill
* Georg
* Tom
* Mec de l'équipe de football
* Elisa
* Alexandra
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Chapitre quatre
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Trop curieux, moi? Je fronce les sourcils à mon tour et ne sais que rétorquer pour le coup, ce mec m'intrigue et me met dans des situations inconfortables. Moi qui d'habitude ai réponse à tout il vient de me clouer le bec alors qu'on se connait depuis quelques heures. Dois-je l'adorer ou le détester? Il est vrai que je pose des questions mais c'est avant tout pour m'informer, ce mec vient de débarquer en ville et il joue déjà au mystérieux, je dois avouer que ça me plaît, paradoxale n'est-ce pas? Je relève la tête et le vois revenir de chez lui bras ballants et yeux plissés à cause du soleil agressant.
_ Curieux et rêveur alors. C'est fou comme on en apprend en observant les personnes. J'hausse un sourcil surpris, c'est moi où il est entrain de me tester?
_ Vraiment? Noté-je une pointe de surprise dans la voix, une surprise piquante devré-je dire. Il rigole doucement, une habitude pour énerver les autres je suppose.
_ T'as même pas capté que j'ai fait un aller retour chez moi pour y déposer le si joli présent que toi et ton père nous avez offert. Il termine sa phrase un sourire accroché aux lèvres, un sourire qui ne me plaît pas du tout et je compte bien le lui faire comprendre, ce n'est pas lui qui va faire la lois ici. Ce mec se fou royalement de ma gueule.
_ Tu te fais pas chier toi!! Tu viens d'arriver et tu te paies ma tête! C'est la deuxième fois en plus!! M'exclamé-je vexé en croisant les bras. Il se remet à rigoler de plus belle avant de s'adosser au muret.
_ Bah en même temps ce matin tu gobais devant la vitrine qu'est-ce que tu voulais que je fasse? Je sais que je suis beau mais quand même.
_ Bah voyons. Son sourire s'agrandit et il me regarde, un regard déstabilisant.
_ T'es bien mignon mais je suis plutôt grande blonde aux longues jambes et au décolleté plongeant si tu vois ce que je veux dire.
_ ...Bien sûr, comme tout le monde. Noté-je un soupçon de déception dans la voix, je m'étonne moi même de m'être fait des films sur ce garçon, après tout je ne le connais pas. Je baisse le regard en soupirant, tout me semble fade et sans intérêt, moi qui attendais une rencontre plus chaleureuse.
_ Je suppose que le lycée regorge de belles filles n'est-ce pas Bill? Je lève les yeux au ciel, je perds mon temps avec ces discussions futiles, je le voyais pourtant plus....et merde. Je finis par acquiescer en lui adressant le sourire le plus faux cul qu'il m'ait été donné de faire.
_ Bon, j'ai des choses à faire, pas que je m'ennuie hein mais..Je commence à tourner les talons mais il me retient par l'épaule, c'est qu'il est tenace celui là. Pourquoi est-ce que mon coeur s'emballe, pourquoi est-ce que j'espère bêtement?
_ Ecoute Kaulitz, excuse moi si je t'ai vexé, je suis trop direct avec les gens et peut-être aussi un peu agressif mais comprend moi....C'est...Il passe ses mains dans ses dreads l'air gêné. « C'est pas facile de recommencer une nouvelle vie à chaque fois ». Souffle t-il en fuyant mon regard. Je ne sais pas pourquoi mais il m'apparaît comme un rescapé de guerre, une guerre qu'il mène tout seul depuis sa naissance, c'est absurde je sais mais je le vois si fragile et si détestable quand il s'y met.
_ Disons qu'on est un peu marginaux tous les deux.
_ Comment ça? Il lève un sourcil en se reculant, c'est idiot mais j'aime cette expression incertaine, ça le rend si mignon.
_ Toi t'es trop direct, et moi pas assez. Soufflé-je un sourire tendre sur le visage, c'est alors qu'il me sourit en retour, comme rassuré de ma réponse. Contre toute attente il me retend sa main alors que je le regarde incertain à mon tour.
_ Je crois que de nouvelles bases sont à construire, moi c'est Tom. Me souffle t-il. Je crois que je pourrais me perdre dans ses iris, elles sont parfaites, du moins je les vois ainsi, tel deux petites étoiles qui s'illuminent quand il fait preuve de sincérité, j'ai envie de le connaître, refuser cette poignée de main pourrait me tuer, oui, depuis que j'ai croisé son chemin je n'arrive plus à m'en détacher.
_ ...Bill. Dis-je après quelques secondes délicieuses.
* * * * *
Un mois plus tard
C'est donc ainsi que j'ai fait la connaissance du grand Tom Mineli, l'étranger qui a en quelque sorte bousculé ma vie, mon quotidien, avant lui c'était bien mais avec lui j'ai l'impression de ne manquer de rien affectivement parlant. Je ne suis pas entrain de dire que Georg ou mon père ne me donnaient pas un stock d'amour important mais il y avait toujours une petite partie en moi qui était vide et bizzarement depuis son arrivée elle s'est réchauffée, peut-être trop réchauffée. J'ai peur de m'attacher mais je crois que c'est trop tard. C'est donc ainsi, comme je le disais précédemment que j'ai rencontré Tom, le jour de notre rencontre nous avons passé l'après-midi ensemble à parler de tout et de rien, sans trop rentrer dans les détails à vrai dire. D'habitude j'ai du mal à étaler ma vie devant un inconnu mais avec lui c'est passé tout seul, j'étais une vraie pipelette et lui il m'écoutait sagement. J'ai quand même réussi à lui soutirer quelques informations, il vient de Sicile, l'île au sud de l'Italie et sa mère est Allemande, c'est pourquoi il est bilingue. J'ai cru comprendre qu'elle était allée étudier en Italie et qu'elle aurait connu son père sur le terrain. J'ai aussi appris que monsieur Mineli est un matheux qui ne jure que par sa guitare, sa « Folck » ou « son bébé » comme il aime l'appeler, je pourrais presque en être jaloux, presque. Il est assez différent de moi, nous sommes des opposés mais j'aime ça, ne dit-on pas que les opposés s'attirent?
Plus le temps passe et plus j'essaie de le cerner, d'apprendre à le connaître mais il me file entre les doigts comme s'il avait peur d'être emprisonné ou trop lié à quelqu'un. C'est une petite perle qui se referme sur lui même quand il se sent en danger, j'aimerais tellement le protéger, c'est stupide je n'en serais pas capable et puis sous ses airs de gros dur il fait en sorte qu'on le laisse en paix, me laissera t-il seulement le panser, l'aimer?
De son côté Georg et lui sont devenus copain comme cochon et j'en suis content car je n'aurais pas supporté de jongler entre les deux, c'était impensable et puis ils seront dans la même classe, du moins je suppose alors tout va bien de ce côté là, Tom ne se retrouvera pas tout seul. Ce garçon est encore un mystère que je compte bien percer un jour.
_ Bill. Je mordille mon stylo alors que mon père entre dans ma chambre tablier en main.
_ Joueur, perdu, renfermé? Murmuré-je pour moi même en fronçant les sourcils car bien évidement je n'ai pas entendu entrer mon père.
_ Bill, tu as vu l'heure? Gronde t-il en s'avançant. Je lève la tête étonné avant de zieuter mon réveil digital qui indique 22h45.
_ J'ai fait pire, avant j'avais la permission de 23h00. Boudé-je en faisant ressortir ma lèvre inférieur.
_ Oui mais cette année tu es en terminale, c'est l'année décisive et je ne veux pas qu'un manque de fatigue entrave ton travail scolaire.
_ Tu sais très bien que je ne bâcle pas mon travail scolaire comme tu dis, quand me feras tu confiance?
_ Ce n'est pas une question de confiance et tu le sais, je veux juste que tu puisses progresser dans les meilleures conditions possible.
_ Ok, je termine ma phrase, je me brosse les dents et je vais au lit.
_ N'oublie pas de mettre ton réveil, 6h30 mon grand.
_ Oui, je ne risque pas d'oublier, je suis trop pressé d'être demain. Soupiré-je en gribouillant sur ma page de carnet. Chaque mot doit être juste, parfait, il est parfait.
_ Toujours entrain d'écrire à ce que je vois. Je sursaute, mon stylo tombant à même le matelas.
_ T'es encore là?
_ De qui tu parlais tout à l'heure? Je toussote et entortille une mèche de cheveux autour de mon index par nervosité.
_ Tu le sais, alors pourquoi tu demandes? Soufflé-je en fronçant les sourcils.
_ Tom t'intrigue n'est-ce pas?
_ Oui....
_ Pourquoi tu ne l'inviterais pas à la maison, pour déjeuner ou diner?
_ Et pourquoi pas pour dormir aussi? 'Pa jt'en pris, on est plus des gosses et il habite juste en face, encore il ne serait pas de la ville mais là si je l'invite il va me prendre pour un mec collant ou pire..
_ Entre copain ça se fait, je t'assure.
_ Tu veux pas qu'on fasse une pyjama partie aussi? Proposé-je ironiquement.
_ Ne t'énerve pas, c'était une simple proposition. Je soupire et passe une main à même mes cheveux ébouriffés.
_ Pardon mais à chaque fois jsuis sur les nerfs quand on parle de lui. J'ai peur que ça se voie trop. Laissé-je échappé en mordillant ma lèvre.
_ Bill...
_ Non, pas de question, il est tard tu ne crois pas? Il acquiesce, je l'ai coupé dans son élan mais parler de Tom ce soir, je n'en ai pas envie, surtout en abordant cet aspect refoulé que je me tue à oublier. J'ai peur que mes sentiments pour Tom se voient, je ne parle pas d'amour mais d'amitié, mais c'est une amitié peut-être trop profonde, je suis un peu perdu à vrai dire.
_ Bon, je te laisse, bonne nuit filston.
_ Bonne nuit papa. Il referme la porte et je m'affale sur mon lit en soupirant. Demain nous sommes le trois septembre et c'est le grand saut, la terminale et après la fac, j'attends ce moment depuis tellement longtemps. Je souris en pensant aux jours prochain, à moi les cours, le savoir et les réflexions.
* * * * *
6h30 : je n'ai même pas le temps de réaliser ce qu'il se passe quand mon réveil hurle à grande lancées juste à côté de ma pauvre petite oreille. Note : acheter un réveil radio et dire aurevoir au bip bip agressants.
7h00 : Petit déjeuné avalé, douche prise, vêtements choisis et enfilés, maquillage terminé je crois que je suis prêt. Un dernier regard au miroir qui borde l'entrée et je me décide enfin à sortir en refermant derrière moi, mon père est déjà au travail depuis longtemps. Un doux soleil me fait de l'oeil alors que je réajuste mon sac en bandoulière, ça sent encore l'été. J'inspire profondément un sourire plaqué aux lèvres, cette journée semble idéale pour reprendre une activité cérébrale. Mes pas me guident donc vers la route principale quand un bruit de moteur attire mon attention. Je plisse les yeux à cause du soleil et lève un sourcil en m'apercevant que la voiture est garée juste en face de chez moi, donc chez Tom, Bill quelle déduction. Alors que je me demande à qui appartient ce petit bijoux j'aperçois une tête blonde, une tête familière à vrai dire.
_ Hey! Il me fait signe de la main et je m'approche, c'est bien Tom, Chiara dans les bras. Au fur et à mesure de mon avancée je le vois placer sa petite soeur à l'arrière et l'attacher. Les mains dans les poches je contourne la voiture pour arriver jusqu'à lui.
_ Salut Tom. Il ferme la portière et me sourit, un sourire franc.
_ Salut.
_ Dis moi, tu ne m'avais pas dit que tu avais une voiture. Lancé-je surpris en la regardant de plus près, un beau modèle crème.
_ Pour dire vrai elle est à ma mère mais je suis assuré dessus alors bah c'est un peu la mienne, jt'enmène? Me propose t-il le plus simplement du monde, comme si c'était l'évidence même. J'écarquille les yeux surpris.
_ Mais, c'est à dire qu'à la base je prends le bus et...
_ Et?
_ ....Et, et rien.
_ Alors tu montes? Profite en, aujourd'hui t'as un chauffeur, c'est la classe pour un premier jour, non? J'acquiesce et contourne la voiture pour m'installer, regardant tout ce qui tombe sous mes yeux, du tableau de bord au tapis de sol. Il monte à son tour et clippe sa ceinture en réglant le rétroviseur et en faisant une petite grimace à Chiara aux anges.
_ Mais, tu as le permis? Il lève un sourcil avant d'exploser de rire, j'ai l'impression de passer pour un crétin de base.
_ Non, non je conduis illégalement. J'ai tellement de fric que je peux me permettre un retrait de point et une amande. Je me pince les lèvre et rougis comme une écrevisse, j'ai vraiment honte de poser des questions aussi débiles. J'ai le don de passer pour un abruti à ses côtés.
_ Pardon.
_ Arrête dont de t'excuser Kaulitz. Je grimace et lève les yeux au ciel.
_ Et toi arrête de m'appeler par mon nom de famille, c'est dérangeant. Il sourit en coin tout en démarrant, le regard dans son rétroviseur.
_ Kaulitz...Répète t-il pour me faire enrager, je bouscule son épaule d'un coup de main et croise les bras feignant la boude. J'en aurais presque oublié Chiara, elle ne fait pas de bruit, elle est sage comme une image je n'ai jamais vu ça. Je la regarde à travers la glace du par soleil alors qu'elle observe chaque coin de rue jouant avec ses mains. Je pourrais presque déceler un brin de nervosité mais je dois me tromper.
_ Par contre avant je dois déposer Chiara à....mince, comment vous appelez ça chez vous, tu sais l'asilo nido. Tente t-il en mordillant son labret.
_ La crèche?
_ Voilà, ça arrange ma mère et puis je préfère l'amener pour son premier jour, pour être sûr que tout se passe bien. J'acquiesce un peu surpris, il a l'air vraiment protecteur envers sa soeur, moi aussi j'aurai aimé avoir un frère ou une soeur. Un quart d'heure plus tard nous voilà devant la crèche où se bouscule nombre de parents et enfants. Je reste dans la voiture le temps qu'il la dépose, la petite me dit aurevoir de la main et je la vois s'éloigner dans les bras de son frère. Chiara me regarde les bras autour du coup de son grand frère, je lui souris réitérant mes petits coucou, j'aimerais en savoir plus sur elle, décidément cette famille m'obsède. Alors qu'ils viennent de disparaître derrière la rangée de buisson j'inspecte de nouveau la voiture quand mon regard se pose sur une pochette qui semble contenir divers albums. Trop curieux de connaître ses goûts musicaux j'ouvre la pochette et découvre CD en tout genre, Snoop Dog, Eminem ou encore Reimmstein et Samy Deluxe, des artistes que je n'écoute pas trop mais en tournant les pages de disques je découvre Nirvana, Cure, Sex pistols, mon dieu comment un mec qui porte du XXL peut-il apprécier ce genre de musique, je vais de surprise en surprise avec lui. Plongé dans ma découverte je ne le vois pas arriver et ouvrir la portière.
_ Qu'est-ce que tu fais? Je lève la tête un peu gêné.
_ Non je ne fouillais pas, c'est que... Tenté-je de me justifier.
_ Du calme ce sont juste des CD, t'as trouvé ton bonheur?
_ Il faut que tu m'explique comment tu fais pour avoir des goûts musicaux aussi variés.
_ Tout est bon dans la musique, tous les genres mais il faut savoir en sélectionner la crème, tu vois ce que je veux dire? J'acquiesce, il a tout à fait raison et je ne peux que l'admirer une fois de plus. Il démarre et jette quelques coups d'oeil en direction de la crèche ce qui m'intrigue.
_ Ça va aller tu sais. Il ne semble pas convaincu et enclenche son clignotant.
_ C'est la première fois qu'elle va se retrouver toute seule comme ça, avec d'autre enfants. Je lève un sourcil n'osant comprendre.
_ J'ai un peu de mal à te suivre là.
_ Si tu veux en Italie les crèches sont tellement peu nombreuses et cher que tous ne peuvent y accéder. Non pas qu'on avait pas les moyens mais ma mère préférait faire garder Chiara par nos grands-parents, c'est très courant chez nous. Bien sûr quand ils ont l'âge ils rentrent à l'école, c'est à dire en primaire comme vous l'appelez.
_ Ah je ne savais pas, donc vous n'avez pas d'école maternelle comme la plus part des pays?
_ Exacte. Conclue t-il les yeux rivés sur la route.
_ Comme nous enfaite. Il me sourit et nous continuons la route en silence avant d'arriver au lycée où se presse un nombre incalculable d'élèves, des petits secondes aux terminales. J'ai l'impression de jouer dans la cour des grands cette année et puis le fait d'arriver en voiture et avec Tom me gonfle le coeur, tous les regards se portent sur nous et pour la première fois de ma vie ça ne me dérange pas parce-que Tom est avec moi. Il ferme sa voiture et enfile ses lunettes de soleil en prenant grossièrement son sac à dos par une des lanières. J'ai beau me répéter mais il a vraiment la classe et j'ai peur de tomber dans le cercle vicieux de la cool attitude si je traîne trop à ses côtés.
_ Alors monsieur se fait enmener? Je me fais bousculer d'un coup d'épaule et me retourne en me cramponnant à ma bandoulière de sac.
_ Georg.
_ Dis, je t'ai attendu, t'aurais pu me prévenir.
_ Je suis désolé, c'était pas prévu tu sais. Il me sourit et s'avance pour saluer Tom d'un coup de main franc, comme font tous les garçons ici, quand j'y réfléchis je ne le fais pas, je n'en éprouve pas le besoin à vrai dire. Nous nous dirigeons vers les tableaux d'affichage, de toute façon je sais déjà dans quelle classe je me retrouve, la même que l'année dernière. Tom et Georg ricanent à mes côtés, s'ils se retrouvent dans la même classe les profs vont s'arracher les cheveux. Je zieute la feuille afin de repérer ma salle et me rapproche des garçons, me faufilant parmi tous les scientifiques aussi excités que des puces.
_ Pardon, j'aimerais passer. Grogné-je en me frottant à l'équipe de football, ces gros durs je les reconnais au premier coup d'oeil.
_ Hé fais gaffe toi. Aboie l'un d'eux en se retournant.
_ T'as qu'à pas rester en plein milieu du chemin.
_ Pardon? Hé mais attends, t'es pas le petit surdoué des littéraires toi? Qu'est-ce que tu fous près du tableau des S? T'as changé de filière? Ricane t-il accompagné de sa stupide bande de chiots. Je lève les yeux aux ciel.
_ Il y a un problème? Je me retourne et vois Georg suivis de Tom, je n'ai pas eu le temps d'en placer une qu'il s'interpose entre cette grande perche musclée et moi. Je croise les bras et soupire.
_ Aucun problème Georg. Le groupe de gros durs s'éloigne et la tension précédente s'évapore.
_ Ils ne sont pas méchants, juste un peu...stupides? Tenta mon meilleur ami à l'intention de Tom.
_ N'empêche que je sais me débrouiller seul Georg. Ce dernier secoue la tête négativement et glisse ses mains dans ses poches l'air de rien, il sait que je n'aime pas qu'il prenne sans cesse ma défense, surtout que je n'ai presque jamais de problèmes.
_ On est dans la même classe. M'annonce Tom en souriant. J'acquiesce et leur fais comprendre que je vais rejoindre ma salle.
_ A ce midi!! Me lance Georg en me faisant un signe de la main, je lui réponds et presse le pas vers le bâtiment C en évitant de me faire bouler par la plus par des élèves surexcités. En chemin je croise même quelques secondes un plan entre les mains.
_ Attends je crois que c'est par là. Dit l'un d'entre eux en scrutant la feuille de papier, je ne peux m'empêcher de zieuter un numéro de salle grffoné en coin de page.
_ Premier étage, vous longez le couloir et prenez la deuxième sur la droite. Le petit groupe se retourne et me remercie un grand sourire sur les lèvres, rien de plus facile de faire sa BA un jour de rentrée. Je sifflote et monte les marches les mains dans les poches quand j'entends mon nom crié à la volée qui résonne dans le hall.
_ Bill!!!! Je me retourne intrigué et vois Elisa courir jusqu'à moi, une main sur la poitrine. « A-Attends moi » Scande t-elle essoufflée en s'appuyant à la rambarde. Je lève discrètement les yeux au ciel, il ne manquait plus qu'elle.
_ Tiens Elisa. Noté-je faussement surpris. Elle me sourit et s'approche pour me faire la bise ce qui me surprend un peu à vrai dire.
_ Ça ne va pas?
_ Heu, c'est que j'ai pas l'habitude de faire la bise. Dis-je un peu déboussolé.
_ Oh oui pardon j'avais oublié, avant j'habitais en France et là-bas on le fait tout le temps, jsuis bête. Elle rigole et me devance espièglement. « Promis je ne le referais plus ».
_ Ouais, c'est pas grave.
_ Sinon content de reprendre les cours?
_ Oui assez.
_ Moi je ne tiens plus en place depuis hier, une vrai boule de nerfs. Je lui souris et replonge dans mes pensées quand elle presse le pas une fois arrivée à l'étage pour retrouver sa cousine. Cette fille m'ennuie, j'espère qu'elle ne me collera pas sinon je meurs. J'avance et salue une bonne partie de ma classe, que des filles, et oui je suis le seul garçon vous comprenez mon désespoire? Heureusement il y a Alex, j'avance tout sourire avant de la prendre dans mes bras, c'est une habitude étrange qu'on a gardé tous les deux.
_ Ça me fait plaisir de te voir. Soufflé-je à même son cou.
_ Moi aussi. Nous sommes coupés par notre professeur principale qui nous somme de rentrer pour nous installer. Tout le monde le sait, la première journée c'est du blablatage et il n'enfreint pas la règle au contraire, en tant que professeur de philosophie il n'y va pas de main morte. Il nous expose tout de même les enjeux de cette année et le futur programme qui nous attend, mes yeux pétillent d'avance, je sens que cette année va me réserver plein de surprises, tant sur le plan émotionnel que professionnel, j'ai hâte, tellement hâte.
* * * * *
22h00 : Je me trouve baignant dans l'eau mousseuse de ma baignoire et me relaxe après une longue journée. Ecouter les profs blablater sur leur vie est beaucoup plus fatiguant que de noter un savoir non acquis. Je m'amuse avec la mousse, la prenant dans mes mains et soufflant pour faire s'envoler mille et une petites bulles de savons, s'en est presque magique. Il ne me faut pas grand chose pour rêver, j'ai même disposé une petite bougie odorante sur le coin de la baignoire, je suis le petit prince de l'océan. J'éxplose alors de rire, j'ai les idées un peu barrées par moment, non tout le temps devré-je dire. Bill Kaulitz tu es vraiment un crétin finit doublé d'un génie fou. Je pose ma tête contre le rebords en marbre blanc et ferme les yeux un moment en soupirant. Etrangement j'ai envie de me relaxer et sans vraiment le vouloir ma main droite glisse sur mon torse, dessinant de petits zig zag. Je souris et continue mon petit jeu quand mon autre main frotte le haut de mon genou et amorce une descente vertigineuse vers mes cuisses où devrai-je dire ce qui fait de moi un garçon et qui crée tant de polémique dans le monde entier, je parle de la relation fille garçon, du pouvoir qui est attribué à chacun, du...Je fronce les sourcils quand mes caresses se précisent, c'est idiot mais je n'ose pas aller jusqu'au bout et prendre mon sexe en main, comme si quelque-chose me dérangeait. J'ai pourtant très envie de me faire du bien, j'en bouillonne intérieurement mais quelqu'un en a décidé autrement car mon portable se met à vibrer sur le meuble de la salle de bains bordant la baignoire.
_ Merde. Pesté-je pour moi même en levant le bras pour attraper l'appareil encore chantant. C'est pas une heure pour envoyer des sms, on ne peut pas se faire plaisir sans être dérangé, ridicule. Ma frustration se dissipe automatiquement quand le destinataire m'apparaît, c'est Tom. Mon coeur s'emballe et d'étranges papillons me nouent le ventre pendant que mes yeux glissent sur l'écran.
« Salut toi, c'est idiot mais j'avais le besoin de, de te remercier. Aujourd'hui toi et Georg vous avez été là et sans vous j'aurai bien galéré, je sais que je m'en serais sorti mais c'est tellement plus agréable de pouvoir être guidé....enfaite je ne sais même pas pourquoi je t'envoie ce message, je me sens stupide, ça se trouve je ne vais pas l'envoyer....C'est dommage qu'on ne soit pas dans la même section, bizzarement ça me manque de ne pas te chambrer, avec Georg c'est..différent?...mon dieu mais pourquoi je te dis tout ça , efface ce texte, tu veux bien?...la rentrée m'a un peu shooté.
A demain Kaulitz ».
J'écarquille les yeux le coeur battant à tout rompre, suis-je entrain de rêver ou Tom vient de m'envoyer le sms le plus adorable de la terre? Bon ok j'exagère mais venant de lui c'est presque impensable, il ne se confit jamais enfin pas depuis le mois d'août et puis ça doit être le deuxième ou troisième texto que je reçois de lui, je les garde précieusement et les relis de temps à autre. Non je ne suis pas fou, juste un peu trop accroché, je me fais peur moi même à vrai dire. Je souris comme un gros niais de service et m'empresse de taper une réponse digne de ce qu'il m'a envoyé.
« Je te remercie pour ton sms, il est des plus adorables et je dirais que t'aider à prendre tes marques était le moins que l'on puisse faire avec Georg, je sais ce que c'est que de déménager et de tout recommencer alors il n'y a pas de soucis. Si t'as besoin d'un truc surtout n'hésite pas, moi aussi ça me fait bizzare de ne plus t'entendre me vanner à longueur de journée :)
A demain Mister XXL (L) ».
J'ai déjà envoyé mon sms que je regrette mon geste, je n'aurai pas dû mettre le coeur à la fin, ça fait trop ringard, trop...gay? ( En langage sms ou msn le (L) équivaut à un coeur mais je pense que tout le monde le sait, je le mets au cas où). Si ça se trouve il ne voudra plus m'approcher demain, merde merde mais quel idiot tu fais Bill. Je me mordille les lèvres et soupire lourdement en laissant tomber mon portable à même le tapis de bain. J'ai juste envie de m'arracher les cheveux, je sors de l'eau froide à présent et m'enroule dans un peignoire avant de regarder mon reflet qui me fait face dans la grande glace. J'y vois un adolescent paumé et décoiffé, pas trop musclé mais qui a un certain charme. Je me souris et passe une main dans mes cheveux indomptés avant de me démaquiller rapidement. Une fois propre je me rends dans ma chambre portable en main, pourquoi devrais-je attendre une réponse? C'est absurde. J'enfile un caleçon et me faufile sous la couette éteignant la lumière quand mon portable sonne de nouveau et évidemment je me jette dessus un espoir au fond de moi.
« Profitez de notre offre exceptionnelle, sms illimités et appels longue durée pour un prix cadeau, pour en savoir plus envoyez... ».
Je grimace et éfface le message avant de lire la suite, je déteste ces fichus opérateurs qui nous font espérer pour rien, et merde. Je repose l'appareil sur ma table de nuit quand il revibre me faisant froncer les sourcils.
« Si je suis XXL alors toi tu es XXS >__<, blague pourrie mais après tout c'est la tienne au départ. C'est débile mais je porte la lettre L qui va aux littéraires et toi la S qui va aux scientifiques, tu vois quelque-part on se rejoint....Tu déteins sur moi Kaulitz, je suis entrain de m'élancer dans la connerie..
Fais de beaux rêves Bill ».
_ Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan. Mon coeur tambourine et je crois mourir en lisant ses mots, mon dieu, mon dieu, mon dieu, je suis entrain de me comporter comme une gonzesse en extase devant son futur mec -___-, ça craint du boudin.
_ Bill?? Tout va bien? Mon père entre en allumant la lumière, j'ai dû crier trop fort.
_ Hein? Oui oui tout baigne, il y avait une petite araignée et tu me connais. Il lève les yeux au ciel.
_ Aller au lit gredin. Il referme la porte et je glousse sous ma couette portable contre ma poitrine, j'ai le coeur qui va exploser. Il a dit qu'on se rejoignait......Bill tu es définitivement trop niais, va te coucher. Je soupire pour moi même et pose la tête à même mon oreiller, Morphée enmène moi au pays des songes, je veux rêver et ne plus me réveiller.
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Quelle chute me diriez vous u___u , j'espère que ça vous plait toujours *__* , n'hésitez pas à me faire part de vos avis, ça m'intéresse ^^
Si tu veux être prévenus, comme d'habitude laisse un com sur ce chapitre.
Concernant les fautes d'orthographe c'est toujours la même chose, si une âme charitable en voit merci de me les signaler.
Stella