oOoOo Ciao tutti oOoOo

 oOoOo Ciao tutti oOoOo
Bonjour à toutes et à tous, bien que je doute que la gente masculine vienne s'attarder ici ^^
Dans quoi je me lance moi?
Dans une nouvelle fiction alors que celle en cour n'est pas encore terminée >__< , l'idée a germé la semaine dernière et pof j'ai pas pu m'en empêcher!
Je suis l'auteur (c'est un bien grand mot) de beaten-heart, une fiction qui me tient très à coeur et que je compte terminer, je rassure celles qui attériraient par ici par le biais de mon autre fiction.
Vous l'avez bien compris, ici c'est un blog fiction mais attention, c'est une fiction yaoi! Je m'explique?

"Le terme Yaoi (やおい, Yaoi?) désigne le sous-genre des mangas et animes le plus souvent pour filles dans lesquels l'intrigue est centrée autour d'une relation homosexuelle entre personnages masculins, et comportant des scènes sexuelles. Plus précisément, il s'agit de relations homosexuelles idéalisées, avec des personnages masculins efféminés. Les véritables mangas homosexuels étant beaucoup plus rares et bien plus virils."

Source? Wikipédia
Après cette petite explication je pense que chacun est libre de continuer où non l'aventure, enfin je parle pour celles et ceux qui prennent le temps de lire ce que j'écris sur mon article introductif!

Ma fiction ne portera pas sur le groupe Tokio Hotel, mais sur les membres de ce groupe.Je parle de Bill, Georg, Tom et Gustav, ils seront les acteurs de ce nouvel écris sachant que le personnage principale est Bill.Tokio Hotel n'existe pas et n'existera pas.Je préfère le signaler, tout comme le fait que Bill et Tom n'ont aucun lien de parenté.

Si je devais résumer ma fiction? O_o

"Avec un crayon tu es le maître de l'univers, ça Bill Kaulitz l'a bien compris, mais peut-on maîtriser les sentiments comme on maîtrise les mots?
Apprends-moi"

C'est court, simple, rapide et efficace >__<

A présent, si tu es :

* une pouffe
* un homophobe

Tu peux sortir de chez moi en passant par la petite croix rouge en haut à droite, capito?

Je crois avoir tout dis O_O


Concernant une quelconque liste de personne à prévenir je ne le fais plus, c'est un système qui ne marche pas étant donné que la moitié des prévenus viennent lire le chapitre, alors ceux qui voudront être prévenus devront laisser un com sur le dernier chapitre posté avant de partir.

Stella

Annuaire où vous pouvez aller me donner une note où une appréciation si vous le voulez, je ne force personne :D

* xx-yaoi-annuaire-xx

# Posté le samedi 21 mars 2009 14:52

Modifié le dimanche 22 mars 2009 09:20

Je suis unique

Je suis unique
Bon je me lance, le premier chapitre ne sera pas excessivement long mais les suivants le seront beaucoup plus. Il fallait que je casse le chapitre à l'endroit où je m'étais arrêtée.
Je vous laisse découvrir, bonne lecture.


* Bill
* Père de Bill


__________________________

Chapitre un

__________________________



Ça fait maintenant plus d'un mois que les grasses matinées et la farniente font partis de mon quotidien. Je soupire lourdement avant de m'affaler sur le matelas où je passe le plus clair de mon temps. Je joue habilement avec un stylo, le faisant tourner à l'aide de mon majeur et de mon pouce, aujourd'hui je n'ai guère d'inspiration. Les journées sont longues et se ressemblent horriblement, quoi que cet après-midi la météo fait des caprices. Il pleut depuis ce matin et ce n'est pas parti pour s'arranger mais après tout ça ne me dérange pas plus que ça. J'aime la pluie, j'aime la regarder et surtout l'écouter quand je suis pelotonné sous mes couvertures. Les yeux rivés au plafond je mâchouille le bout en plastique de mon crayon, aucune idée, même la plus farfelue soit-elle ne me traverse l'esprit.
Écrire est une de mes activités préférées, j'écris n'importe quoi, n'importe où. C'est simple, j'ai toujours un carnet à porté de main dans lequel je pose soigneusement toutes mes pensées, mes chagrins, mes peines où alors mes joies. Je ne suis pas élève en Littéraire pour rien, je dévore les livres et les professeurs voient en moi une âme de petit génie, un génie qui ira loin d'après les dires de ma professeur d'allemand. L'année prochaine à moi la philosophie et la littérature, les oeuvres classiques et les longues dissertations. Wittgenstein, Kant, Camus.....je crois que ça va me plaire, oui je suis né pour écrire et penser. Je souris en pensant à la prochaine rentrée qui malheureusement n'est que dans un mois et trois maudits jours. La plus part des élèves n'attendent que les vacances mais moi je n'attends que la rentrée, j'ai soif d'apprendre, le savoir est précieux à mes yeux et rien ne pourrait l'égaler, à part peut-être un amour profond et sincère. L'amour m'est encore inconnu, si inconnu que ça? Je mourrais pour le toucher du doigt, je parle du véritable amour, celui qui est réciproque, je parle de la passion ardente qui te dévore. Chaque goute d'eau qui frappe à ma fenêtre me rappelle que le temps est précieux. Je fronce les sourcils et me tourne sur le ventre afin de griffonner quelques mots sur mon carnet.

Ce n'est pas le temps qui passe, mais nous.

Je mordille ma lèvre inférieur en relisant plusieurs fois ma pensé, les mots s'alignent tous seuls, tout est parfait, mais est-ce véridique? Je souris et me poste de nouveau sur le dos pour m'étirer et bailler par la même occasion. Je tourne la tête afin de regarder l'heure inscrite en rouge sur mon réveille électronique : 14h40, encore une journée de plus, une journée rythmée par ma fainéantise. Je m'appelle Bill Kaulitz, j'ai dix-sept ans et je suis une marmotte professionnelle doublée d'un penseur né.
Tout sourire je me lève et sors de ma chambre sans oublier de fermer ce livre à la couverture rouge qui me sert de range pensés où si vous préférez de journal intime. Je descends les escaliers la main droite sur le bords du bois lisse de la rambarde. J'ai toujours fait ça étant petit, bien sûr je n'habitais pas dans la même maison mais à chaque fois on avait un escalier. La pluie est toujours au rendez vous et le ciel voilé donne un aspect sombre au salon. Je trottine jusqu'à la cuisine, les mains derrière le dos comme un petit garçon car je sais qu'une friandise m'y attendra, mes narines me le certifient. Un sourire accroché aux lèvres je détaille avec admiration la pratique et les gestes appliqués de mon père. Je m'adosse à l'entrée de la cuisine en croisant les bras, quand j'étais petit je passais des heures à le regarder confectionner gâteaux en tout genre. L'odeur de sucre me titille le palet et me rappelle tous ces moments passés à lécher le plat qui contenait la pâte où encore à confectionner des petits beignets sous l'oeil attentif de mon père. Il est pâtissier, mais attention c'est un pâtissier reconnu et aimé, c'est un peu la star de la ville. Il aime son travail et vivre à ses côtés force le respect, j'apprends beaucoup de choses à son contact, je suis fier d'être son fils, c'est certain.
_ Tiens, que me vaut la visite de mon filston? Je sursaute, j'étais perdu dans mes pensés comme toujours. Il sourit et me fait signe d'approcher.
_ Qu'est-ce que tu fais? Mes yeux gourmands auraient suffit à lui faire ma demande. Je me penche les mains derrière le dos en léchant mes lèvres.
_
Une nouvelle création, du moins je teste et tu seras mon cobaye. M'annonce t-il fièrement.
_
Comme toujours, tu devrais me payer pour ça, un jour je risque de mourir. J'agonise mais me prends vite une tape sur le dessus de la tête.
_
Quel idiot.
_ Ah, on ne sait jamais, un jour tu pourrais empoisonner ton fils chéri.
_ Quelle bonne idée ! Je lui tire la langue et souris avant de vouloir plonger un doigt dans ce qui semble se méprendre à une crème mais il m'en empêche en me faisant ses gros yeux.
_
Aller papounet chéri!
_ Un peu de patience, et rends-toi donc utile, enfile ton tablier et bats-moi ces oeufs en neige s'il te plaît.
_ A vos ordres chef ! Me voilà donc apprenti cuisinier d'un jour. J'enfile mon tablier vert pastel et vais me laver les mains comme il me l'a appris. La cuisine demande de la rigueur et c'est ce que j'aime, c'est comme trouver le bon mot à la bonne place au moment requis. C'est tout un art d'accorder les lettres, ce que j'aime dans l'écriture comme dans la cuisine c'est que tout effort est un jour récompensé, la patience est une vertu comme dirait mon père. J'apprécie autant de goûter un bon gâteau que de me plonger dans une lecture où les mots s'enchaînent parfaitement. Avec un crayon tu es le maître de l'univers (phrase de ma prof de français de 4ème je tiens à le préciser, ça m'a marqué), je me le suis toujours dit, l'écriture est libératrice.
_ C'est peut-être bon là, non? Je sursaute encore une fois, mon problème? La concentration. Je suis un gros rêveur et j'aime être dans mon petit monde mais avec la cuisine c'est un peu risqué. J'arrête le batteur et renverse le plat afin de m'assurer que la texture nuageuse ne glisse pas.
_
C'est parfait.
_
Heureusement que je t'ai ramené en 2009, où étais tu partis encore? Je souris pensivement.
_ Loin, très loin. Mon père sourit à son tour mais tendrement, j'aime ces moments passés tous les deux. La plus part de mes amis ont des rapports assez conflictuels avec leur parents mais moi je n'ai pas ce genre de problème. J'ai un père compréhensif, on parle de tout, rien n'est tabou. Il respecte mon intimité, mon look et mon orientation sexuelle. En gros mon père est génial.
Vous aimeriez en savoir un peu plus sur moi n'est-ce pas? Le temps ne presse pas vous le saurez bien assez tôt croyez moi.

_______________________________________________

Voilà, j'espère que ce début vous aura plu, en tout cas j'ai adoré l'écrire, j'aime écrire car quand je le fais j'arrive à me poser ^^
Si ça vous a plu ou déplu merci de me faire part de votre avis et si vous souhaitez être prévenu il suffit de laisser un com sur ce chapitre.

Bien à vous

wow, vos commentaires sont des plus adorables, je ne pensais pas en avoir autant O_O
Ça me fou une espèce de pression pour le prochain chapitre xD (non c'est vrai).

Ah oui, une chose importante, j'aime écrire c'est un fait mais je fais des fautes d'orthographe, j'essaie de les minimiser mais il reste toujours des coquilles.
Si une âme a pitié de moi et qu'elle veut bien m'indiquer les fautes restantes je lui en serais reconnaissante =)

Merci

Stella

# Posté le samedi 21 mars 2009 15:54

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 13:09

Retrouvailles

Retrouvailles
Coucou les ptits loups ! Je vous remercie encore pour tous vos coms, ils sont adorables et me vont droit au coeur. Pression, pression pour ce deuxième chapitre, j'ai remanié et récrit plusieurs passages en coupant à un endroit qui à la base ne devait pas être coupé. Je suis une éternelle insatisfaite mdr
En espérant ne décevoir personne....

* Bill
* Père de Bill
* Ami de Bill (je ne mets pas le nom tout de suite sinon c'est pas drôle xD).

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Chapitre deux

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« Vous aimeriez en savoir un peu plus sur moi n'est-ce pas? Le temps ne presse pas vous le saurez bien assez tôt croyez moi ».


Mon père m'a toujours appris à m'appliquer, et ce dans tout ce que j'entreprenais, c'est peut-être de là que vient mon côté gros maniaque qui veut tout bien faire. Je prends l'exemple des devoirs, il m'est arrivé de recommencer une fiche de révision ou un exercice parce-que j'avais l'impression d'avoir bâclé mon travail, mais par moment je me dis que trop de précision tue la précision x__x. Il faut savoir doser, ce que des fois j'ai du mal à mettre en pratique, pour le moment je me concentre sur ma mousse citronnée, je verse le contenu dans le tube métallique prévu à cet effet. Tout ce qui m'entoure n'a plus d'importance, le principale est de réussir ce que j'ai entrepris. La langue coincée entre mes lèvres je ferme le siphon. J'ai l'impression d'avoir réussi l'exploit du siècle quand un bruit de sonnette familier retentit dans la maison, je sursaute violemment comme à mon habitude, il faudrait que j'apprenne à contrôler mon évasion dans l'autre monde, le retour est toujours trop brutale à mon goût, j'aime la douceur. L'intrus insiste, je grimace et regarde mes mains pleines de mousse.
_ 'Paaaaa !!! Jsuis occupé là, j'ai les mains sales, tu peux aller ouvrir?
_ J'y vais, j'y vais et pas la peine de crier je suis dans la même pièce que toi bonhomme. Me dit-il en rigolant. Je souris et reprends ma tâche, à savoir disposer de beaux petits paquets de mousse sur la surface plate du gâteau. L'odeur me monte aux narines et je dois bien avouer que si mon père n'était pas dans les parages je me serais jeté dessus. Concentré sur mon chef d'oeuvre je n'entends pas des pas se rapprocher jusqu'à moi, ni même ne sens le regard que cette personne me porte.
_ Bill, t'es un chef, tout est parfait. Chuchoté-je pour moi même en serrant le siphon contre ma poitrine.
_ Toujours aussi passionné à ce que je vois. J'écarquille les yeux sans bouger pendant un court instant, je connais cette voix par coeur, j'ai presque peur de me retourner, peur d'être déçu mais je ne peux pas me tromper, c'est bien lui. Le coeur battant je me tourne doucement, il est là, posté devant moi les mains dans les poches de son jean délavé. Je souris pour moi même, cette journée n'a pas si mal commencée finalement. Mes yeux me picotent, tu es trop émotif Bill, je me le dis souvent, trop souvent. Sans réfléchir je fait rouler le siphon sur la table de travail et me jette dans ses bras, nichant ma tête dans son cou. Je manque de l'étrangler mais après tout ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude. J'étouffe un rire heureux alors qu'il me caresse doucement le dos comme pour me dire « je suis là » où encore « je ne vais pas m'en aller ».
_ Oh doucement Bill. Me chuchote t-il à l'oreille alors que je ressers notre étreinte, c'est à peine si j'arrive à rester connecté avec le monde qui m'entoure, il est là, enfin là mon dieu.
_ Tu m'as tellement manqué. Soufflé-je pour moi même en respirant son odeur si particulière, je suis une personne tactile et je m'attache vite aux gens, peut-être trop vite. Je suis très sensible aux odeurs et aux parfums, selon moi ils sont porteurs de souvenirs et ce sont les plus efficaces. Il n'y a qu'à sentir l'odeur chocolaté d'un gâteau qui cuit au four et toute votre enfance vous saute au visage, la nostalgie m'émeut mais je ne pourrais vivre sans elle, sans mon passé.
_ Toi aussi tu m'as manqué canaille ! Je rigole, c'est magique, seul lui arrive à m'extirper de mes pensées en douceur, seul lui a ma confiance aveugle. Je sautille sur moi même toujours accroché à lui en couinant de contentement.
_ Georg, Georg, Georg, tu savais que ça m'avait manqué de dire ton prénom? Dis-je en me reculant pour croiser ses iris vertes. Il rigole et marmonne un « n'importe quoi » alors que mon père s'active autour de nous.
_ Bon les sangsues, non pas que vos retrouvailles ne soient pas émouvantes mais j'ai du travail moi. Allez donc faire un tour en ville. Ah oui Bill, un siphon ne se balance pas comme un pot de yaourt, compris?
_ Pardon >_<, c'est l'émotion tu comprends.
_ Allez file, que jvous voie plus traîner dans mes pieds..I l nous indique la sortie, il fait son petit chef mais je sais très bien que derrière notre dos ses lèvres arborent un sourire des plus tendres, je ne suis pas dupe, je crois connaître quelques aspects de personnalité de mon père.
La porte claque et nous voilà dehors, sous le timide soleil du mois d'août, la pluie à cessé et l'air est agréable, il y a même un arc-en-ciel.
_ Regarde. Je le pointe du doigt tout sourire. T'as vu toutes ces couleurs, ça mériterait une photo, je la collerais dans mon carnet et je marquerais « retour de Georg », qu'en dis-tu? J'avance les mains derrière le dos avant de lui faire face les yeux rieurs.
_ T'as pas changé toi. Les mains dans les poches il avance et nous empruntons la route qui mène au plan d'eau, cet endroit où nous nous rendons souvent les week-end où les mercredi après-midi.
_ Toi non plus je te rassure, t'es toujours le même, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu rentrais aujourd'hui?
_ Je voulais te faire la surprise, c'était plus marrant, tu aurais vu la tête que tu as faite en me voyant.
_ C'était long sans toi. Il m'ébouriffe les cheveux comme il le fait tout le temps et continue de marcher à mes côtés. Une dizaine de minutes plus tard nous sommes arrivés à destination, nos pieds foulent cette petite dune d'herbe alors que le vent vient s'emmêler dans mes longs cheveux noirs corbeau. Nous nous asseyons face à l'horizon en silence, sa présence me suffit, je peux être très bavard quand je m'y mets mais par moment je sais être silencieux. Le silence se respecte et communiquer sans la parole est possible, le regard joue beaucoup et il le sait, nous le savons. Je penche la tête sur le côté et détaille son visage, il ne met pas longtemps avant de remarquer mon petit manège et me sourit.
_ Alors Bill, raconte moi ce qui s'est passé à Magdebourg City pendant mon absence. Je veux tout savoir.
_ Oh, quelques vols à l'étalage, des cambriolages, un ou deux meurtres et trois enlèvements, la routine quoi. Je tente de garder mon sérieux mais son regard m'en empêche. Par moment je peux avoir un humour assez spécial et décalé.
_ Tête de noeud va, toi qu'est-ce que tu as fait? Je casse un brun d'herbe afin de jouer avec et mon regard se pose sur le lac qui nous fait face et où de nombreux canards viennent se rafraîchir.
_
Je me suis fait chier comme un rat mort, heureusement que mon père avait besoin d'aide à la boutique comme ça j'ai tué le temps et j'ai de l'argent de poche.
_ Tu as écris? Je ramène une mèche de cheveux sur le côté et soupire en fixant l'eau.
_ L'inspiration n'était pas au rendez-vous figure toi. J'ai lu, je me suis avancé sur le programme de littérature. Je vois Georg lever les yeux au ciel.
_ Mec, il nous reste un mois de vacance, après tu vas te rouler les pouces toute l'année.
_ Non, j'approfondirai mes connaissances, je demanderai aux profs des conseils de lecture pour ma culture générale.
_ Déconne pas >__<, t'es fou, un ado de dix-sept ans ne passe pas ses vacances à lire les bouquins du programme.
_ Tu sais très bien que je ne suis pas comme tout le monde, j'aime apprendre. Je le surprends à sourire tendrement comme un grand frère veillerait sur son protéger, ouais, un grand frère.....
_ C'est vrai et c'est pour ça que je t'adore. Je mordille ma lèvre inférieure un peu gêné, je suis un grand timide et les compliments me font toujours rougir, ce que je déteste au passage. Venant de lui je ne peux être qu'aux anges. Georg? mon meilleur ami, c'est un peu cliché de dire ça mais aucune autre appellation ne pourrait aussi bien le qualifier. On se connait depuis l'entrée au lycée, c'est-à-dire deux ans et pourtant j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. On s'est tout de suite plu, on s'est tout de suite compris, tout les deux on est assez différents mais on se complète assez bien.
_
Mrr et toi la France? C'était bien? Et Paris alors? Il rigole devant ma curiosité soudaine.
_ Tu veux que jte dise? C'était géniale ! Ma tante m'a fait visiter tous les monuments les plus importants et j'ai noué pas mal de contactes avec des jeunes de mon âge. J'avais oublié de vous dire que Georg est né de mère française et de père allemand, il a de la famille sur Paris mais aussi un peu partout sur le continent et évidemment il est bilingue. Chaque été il part avec ses parents et cette année il a fait Paris, la belle capitale. Je l'envie un peu, je ne suis jamais allé en France et c'est une langue que j'aime beaucoup. Je l'écoute attentivement la tête sur les genoux, il a les yeux qui brillent, se replonger dans ces trois semaines fait remonter plein de souvenirs à la surface et il a l'air d'aimer narrer ses petites aventures.
_
Pourquoi tu n'écris pas tout ça dans un livre, comme ça plus tard tu pourrais le relire.
_ Sans vouloir te vexer jsuis pas né plume en main.
_
Je suis sûr que tu y arriverais. Il te faut dompter l'écriture et mettre tes pensées à plat, ensuite le crayon glisse tout seul et puis rien ne t'empêche de faire un brouillon et de le rectifier par la suite.
_ Ce n'est pas mon domaine Bill, toi tu excelles mais moi je coule, glouglou, tu sais.Je rigole devant son bruitage des plus pourris et acquiesce.
_ Dis moi, parmi ces contacts français il y a des jolies filles je suppose. Il rigole et acquiesce largement en se frottant les mains.
_ Les françaises ont beaucoup de charme, et elles ne me laissent pas indifférent. Il joue des sourcils afin de me faire comprendre où il veut en venir et je secoue la tête négativement en glissant mes mains moites sur mon jean.
_ Je vois, je vois.
_ Ça change des allemandes blondes, là-bas les brunes sexy courent les rues.
_ T'aurais pu m'en ramener une quand même. Plaisanté-je stoppant Georg dans son élan de rire intensif. Il me regarde et je ne pourrais qualifier ce regard d'aucun mots existants car ils ne seraient pas suffisants pour décrire ce sentiment de regret et de tristesse. Il passe sa main dans ses long cheveux châtain avant de soupirer pour lui même.
_ Vraiment? Demande t-il incertain.
_ Moi aussi j'ai le droit de m'amuser...C'est un peu le néant en ce moment. Je baisse les yeux en tordant mes doigts comme je le fais quand je suis mal à l'aise.
_ Pourtant il y a un mois ça semblait fonctionner avec Alex, vous étiez inséparables. Tente t-il mais à voir mon regard il a dû se douter qu'il avait emprunté une pente glissante. Je secoue la tête négativement en me recroquevillant sur moi même.
_
Cette fille est géniale tu sais, il n'y a rien à redire. Elle est sexy, adorable, compréhensive, elle a toutes les qualités que je recherche chez une personne mais je n'étais pas amoureux. Ça ne pouvait pas fonctionner.
_ Oh. Souffle t-il surpris et un peu déboussolé. Je me mords la lèvre inférieure et passe ma main manucurée dans mes cheveux méchés. Un petit silence s'installe entre nous et je n'aime pas ça, je sais pertinemment à quoi il pense et j'en tremble intérieurement.
_
Voilà. C'est tout ce que je trouve à dire pour dégager cette atmosphère pesante. Je triture un pauvre brun d'herbe trouvant soudainement un certain intérêt pour mes basckets.
_ Bill, réponds-moi franchement......Est-ce que tu.....Enfin tu es retombé amoureux après....Enfin depuis le quinze mars dernier? Mon coeur s'affole et j'écarquille les yeux, j'ai envie de courir, de courir loin d'ici, de crier même. Un rouge me monte aux joues et ma respiration se fait plus rapide. Bill ne panique pas, tout va bien.
_ Pardon, c'était maladroit de ma part. Bafouille t-il.
_ Non, je...... J'aimerais lui dire que ce n'est pas de sa faute et que le savoir à mes côtés malgré tout est le plus important mais aucun mots n'arrivent à sortir, ils sont coincés au niveau de ma gorge formant un noeud douloureux qui achemine les larmes jusqu'à mes yeux. Il n'est pas dupe, il a remarqué mon malaise bien que je me sois réfugié au creux de mes genoux.
_ Bill. Il me prend dans ses bras après une petite hésitation mais je le repousse doucement en tentant de refouler cette montée de sentiments troublants.
_ Ça va Georg, j'ai eu le temps d'assimiler, jsuis un grand garçon tu ne crois pas?
_ Grand ne veut pas dire insensible.
_ Je n'ai plus de sentiments, jte le jure mais, mais c'est un peu douloureux quand ça remonte à la surface. J'avale ma salive et cache de nouveau mon visage en détournant le regard.
_ T'as envie de pleurer Bill, c'est de ma faute on aurait pas du parler de ça.
_
C'est moi qui ai lancé le sujet, t'as rien à te reprocher.
_ Te retiens pas de pleurer.
_
Ça va, j'ai pas envie qu'une stupide gêne s'installe entre nous.
_ Je te le promets.
_ En ce moment. J'avale de nouveau ma salive alors que mes mains tremblent, revenir en arrière peut être douloureux mais c'est une des meilleurs thérapies. « En ce moment je suis un peu perdu ». Je souris tristement en glissant mes mains sous mes genoux. Je lève les yeux au ciel en me mordant la lèvre.
_ Bill...
_ Fille, garçon jsais plus trop alors je teste, mais c'est dur de se ranger dans une catégorie.
_ Personne ne te le demande et toi même tu ne le veux pas. Quand aux filles et aux garçons tu peux aimer les deux. Il y a plein de grands écrivains qui dans leur vie ont aimé une personne du même sexe et pourtant ils ont écris des textes à couper le souffle. J'étouffe un sourire en m'essuyant le coin des yeux, il fait tout pour me remonter le morale, il sait que j'y suis sensible.
_ Merci, j'essaie juste de me trouver, je ne voudrais pas être un monstre aux yeux des autres.
_ Un monstre? J'ai du mal à te suivre, t'es la personne la plus tolérante que je connaisse et tu veux que je te dise? T'es trop sévère avec toi même. Il accompagne sa parole d'un geste en me pointant le torse du doigt. « Arrête de te mortifier comme ça, l'amour viendra en temps et en heure, ne cours pas désespérément après lui ».
_
J'ai tellement envie de le connaître.
_ Si tu forces les choses il ne viendra pas, tu es trop impatient et frustré, réfléchis-y ce soir. J'acquiesce en reniflant. « Bill... ».
_ Oui?
_ On peut avoir des petites histoires d'un soir ou d'un mois, ça fait partit de l'apprentissage de la vie, ne regrette pas d'avoir vécu de bon moments avec celles que tu appelles tes ex. Parfois j'ai l'impression que Georg n'est pas un humain mais un ange gardien qui me montre mes faux pas et qui m'aide à avancer dans la vie. Il peut être le garçon déconneur de tous les jours mais aussi le garçon protecteur et aimant de quelques instants. Il passe ses pouces sous mes yeux et replace mes cheveux correctement.
_ Ton maquillage a coulé mais t'es toujours aussi beau petite canaille. Je souris en le repoussant tendrement afin de lui faire comprendre que ses paroles m'ont fait du bien et que d'en avoir parlé était quelque peu libérateur.
_
Quand je pense que ce matin j'ai passé des heures dans la salle de bains, tu me diras ça m'a bien occupé mais là c'est navrant. J'essuie de nouveau mes yeux et renifle une dernière fois. J'ai l'impression qu'un poids s'est envolé, on n'en avait pas reparlé depuis ce fameux jour et même en me confiant à mes pages blanches ce n'était pas suffisant. J'en avais dit deux mots à mon père mais ne me sentais pas le courage de tout décortiquer à ses côtés, c'était sans doute trop récent. Je n'ai pas le temps de remettre mes idées en place qu'un groupe de filles s'approche de nous. Je lève les yeux, elles sont cinq, toutes du lycée, toutes? Non, une m'est inconnue et....je souris quand j'aperçois Alexandra. C'est étrange mais parmi toutes mes ex petites copines c'est la seule avec laquelle j'ai gardé un aussi bon contact. Elle ne m'en veut pas et je crois qu'elle non plus n'était pas amoureuse, on était juste un peu pareil elle et moi, deux rêveurs dans un monde à cent à l'heure. Nous nous levons afin de les accueillir et de les saluer. Je serre Alex dans mes bras, c'est une sorte de petit câlin affectueux. Nous entamons la discussion assez rapidement, Georg faisant rager deux filles de sa classe quand Alex nous présente Elisa, sa cousine. Je la salue sans vraiment m'attarder et continue de discuter avec le reste de la petite bande. L'air de rien, voir des personnes de l'enceinte scolaire me fait du bien, je me tiens aux nouvelles et entame une conversation des plus passionnantes sur un des livres de littérature, elle l'a lu tout comme moi. Je vous avais dit qu'on se ressemblait tous les deux?

* * * * * *

Une demi-heure plus tard nous voilà sur le chemin du retour. Je regarde discrètement mon portable qui indique déjà 17h32. Je n'ai pas vu l'après-midi passer, non je ne nous ai pas vu passer. Si je pars du principe que nous passons et que le temps n'est qu'un leurre je dois m'y tenir.
_
Bill???
_ Hein?
_ Tu pensais à quoi encore? Je suppose que tout ce que j'ai dis il y a deux secondes est passé aux oubliettes?
_ C'est, c'est pas faux (qu'est-ce que t'as pas compris? Ok jme tais).
_
Je te disais que t'étais un aimant à gonzesse. Je hausse les épaules et plonge mes mains à même mes poches.
_
Est-ce que tu as calculé comment Elisa te reluquait? Petite mais intelligente si tu veux mon avis.
_ Elle ne m'intéresse pas, elle est trop maigre et trop vulgaire.
_ Si tu veux mon avis t'es pas près de t'en débarrasser, d'après ce qu'a dit Alex elle emménage en ville et figure toi que son parcours scolaire se méprend au tient. Je grimace et soupire de désolation.
_
Ne me dis pas que.....
_
Dans le mile, à partir de septembre vous serez camarades de classe.
_
Achevez-moi, pourquoi, pourquoi, pourquoi. J'ai pas besoin d'avoir une horde de fanatique à mes pieds.
_
Quand on a un physique agréable et qu'en plus de ça on est un des meilleurs élèves de sa session il y a de quoi attirer les foules. Je rougis nerveusement en toussotant. Il est vrai que niveau étude je me donne à fond parce-que j'aime ça mais je n'aime pas qu'on me le rappelle et qu'on me montre du doigt comme le petit génie des littéraires, c'est gênant. Notre lycée ne dispose que d'une seule classe de terminale littéraire étant donné le peu d'effectif, en effet tout le monde se prédestine à une terminale scientifique, comme Georg. Voyons les choses en face, l'allemand n'est plus d'actualité, c'est « has been » comme disent les matheux boutonneux se destinant aux classes prépa. Ce qui est « in » aujourd'hui c'est les maths, les sciences....Je soupire, je suis lassé d'entendre ce discours sélectif.
_
Bon, jvais te quitter là Bill. Je me retourne pour voir Georg devant une des maisons du quartier.
_
Oh oui pardon, j'étais entrain de réfléchir à un truc. On se voit demain alors?
_ Comme toujours, salut. Je lui fais signe de la main et reprends mon chemin, je n'habite qu'à quelques mètres de chez lui. L'après-midi redéfile comme un film dans mon cerveau déjà bien encombré. Il devrait exister un bocal à penser comme dans Harry Potter, je l'ai toujours dit mais je ne peux que l'imaginer. L'écriture ne peut pas faire tout le travail. Les mains dans les poches je chiffonne un bout de papier, c'est le numéro d'Elisa, elle me l'a donné discrètement tout à l'heure. Je ne l'ai pas dit à Georg, ce que je vais en faire? Je n'en ai pas la moindre idée. Pour le moment j'ai juste envie de prendre un bon bain et de repenser calmement à tout ce qui s'est passé aujourd'hui. Mon petit repose pensé, prépare toi à servir d'écrin, l'encre va couler ce soir.

____________________________________________

Voili voilou, « Pars se cacher dans les montagnes enneigées où se trouve le yéti des neiges ». (Georg?XD) >__<
Huhu............
verdict?
C'est pas extraordinaire je sais mais après plusieurs modification j'espère avoir réussi à vous convaincre de lire la suite *___*
T'as aimé? t'as pas aimé? Dis le moi, la meilleur façon de progresser et d'écouter les critiques, bonnes ou mauvaises.
Ah oui, les couleurs ça va? Sinon je changerai celle de Georg >_<

* * * * *

Oh Oh, vive les fautes d'orthographes, il y avait beaucoup de pluriels oubliés et du conditionnel zappé. La relecture est obligatoire xD
S'il vous plaît, si vous voyez des fautes dites le moi, je suis une éponge à catastrophes.

Finalement je reviens plus tôt, l'assemblée des étudiants a revoté une occupation totale (sans cours) alors j'ai pu rentrer chez moi pour ce week-end.J'essayerai de poster la suite.


Stella

# Posté le dimanche 22 mars 2009 12:41

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 14:24

Une douce odeur venue d'ailleurs

Une douce odeur venue d'ailleurs
Hey, me voilà repartie pour un nouveau chapitre!J'ai encore modifié beaucoup de passages, je ne fais que ça en grande insatisfaite que je suis.
Bonne lecture.

* Bill
* Une voisine
* Père de Bill
* Georg
* Inconnu
* Dunja

_____________________________

Chapitre trois

_____________________________

« Mon petit repose pensé, prépare toi à servir d'écrein, l'encre va couler ce soir ».


Je retire mes chaussures et monte deux par deux les marches de l'escalier en bois.Un rien me fatigue en ce moment, je ne fous rien de mes journées et pourtant je suis fatigué comme si je sortais d'une heure de sport intensive, c'est bien connu, le glandouillare se fatigue bien plus vite qu'un travailleur assidu.Ces vacances scolaires me transforment en petite marmotte.A peine rentré dans mon univers je m'affale sur le lit et plonge volontiers dans cet amas de plumes plus communément appelé oreiller.Il me manque un masseur professionnel et de la musique apaisante.Je me retourne sur le dos et observe ma chambre.Il n'y a pas grand chose, à part quelques images affichées sur le mur, des posters de groupes peu écoutés ici, je parle de Muse par exemple.J'aimerais aller les voir en concert un jour, il y a aussi Elliott Smith mais lui ce sera un peu plus dur de le voir en live, il fait parti de ces artistes décédés et regrettés.Nirvana, Sex Pistols, je crois que je vis un peu dans mon monde mais après tout chacun est libre d'écouter ce qu'il veut.Je soupire et lève la tête, mon carnet m'appelle depuis tout à l'heure.Je roule sur les draps et passe ma main entre le matelas et le rebord en bois du lit.Ce n'est pas la meilleure des cachettes mais elle me convient, il est facilement accessible quand le soir j'ai la flemme d'aller jusqu'à mon bureau.Je l'ouvre et tout de suite une odeur de pages parfumés m'embaument les narines, c'est idiot mais quand je me livre j'aime bien déposer une touche de parfum, je mets le même pour ne pas être à l'origine d'une puanteur qui m'empêcherait d'écrire et me donnerait mal à la tête.Je feuillette mes pages noyées d'encre et me replonge dans mes souvenirs, j'arrive presque à la fin de ce journal, il faudrait que je pense à m'en acheter un autre.Alors que je m'imagine déjà la prochaine couleur de mon déverse pensées un mot à la volée attire mon attention.

Georg

Puis les autres s'enchaînent et ma mémoire se connecte, un film tourne devant mes yeux, je me rappellerai toujours de ces paroles, de cette peur qui me nouait le ventre ce 15 mars dernier, celui où j'ai voulu être honnête avec moi même et déclarer ma flamme à un garçon.Quand on a 16 ans et demie on se cherche encore, c'est une période fragile et je crois qu'à l'aube de mes 17 ans un déclic s'est fait en moi, bon ou mauvais là n'est pas la question.C'était mi mars, je m'en souviens encore comme si c'était hier.

Flash back

Nous sommes le 15 mars 2009, il est 16h00 et les cours viennent de se terminer.Ces derniers temps je ne suis pas en accord avec moi même et me cache une vérité importante, je ne suis pas sûr de mon orientation sexuelle, rien de grave me diriez vous, ça roule je suis jeune et puis aimer un garçon où une fille n'est pas si important.Nous sommes dans une ère nouvelle où sortir avec une personne du même sexe est à la mode, je déteste ce concepte,il est absurde.Pourquoi l'amour est-il devenu une mode?Pourquoi les gens trouvent t-il « in » de faire comme les autres, de suivre la tendance, non il n'y a pas de tendance, l'amour a toujours existé et je me refuse à le stocker dans diverses catégories soient-elles.
Comme tous les soirs je prends le chemin du retour avec Georg, ce soir nous allons chez lui, demain c'est samedi alors nous avons tout le temps, en ce moment je ne pense qu'à une chose, tout dire pour me décharger d'un poids qui m'est vite devenu insupportable.Chaque regards, chaque étreinte me font fondre mais est-ce réciproque?Moi Bill Kaulitz je viens de me rendre compte que j'étais amoureux d'un garçon et ce garçon n'est autre que mon meilleur ami, Georg, celui avec qui je suis entrain de marcher et avec qui je passe le plus clair de mon temps.Je crois qu'il a remarqué la distance que je tente d'imposer malgré moi entre nous, j'ai peur de sa futur réaction, j'ai peur qu'il ne me fréquente plus après coup, peur de tellement de choses à vrai dire.
_ Tu compte rester sur le pallier?Je lève un sourcil et me rend compte qu'il est déjà à l'intérieur.Je marmonne une sorte d'excuse et le rejoins, je pose mon sac sur le canapé et m'installe, chez lui c'est un peu chez moi et vice versa.Quelques minutes passent et il revient avec un plateau où trônent multitudes de bonbons de chocolats et de boissons.Je n'ai pas faim, je tortille mes doigts en récitant ce que j'aurai à lui dire le moment venu.J'y ai beaucoup réfléchis et si je ne lui dis pas je suis bon pour l'enfermement.
_ Amour : vous découvrez de nouveaux sentiments et décidez de vous jeter à l'eau.Si réciprocité il y a cet élan ne saurait être plus que bénéfique à votre équilibre, Santé : ménagez vous.Il rigole en reposant le journal sur la table basse.On dirait qu'en amour tu as des opportunités.Je rougis et passe nerveusement ma main dans mes cheveux.J'ai eu mes 17 ans le 06 mars, je suis donc poisson, on m'a toujours dit que les poissons étaient chanceux en amour, balivernes.Je ne crois pas en ces prédictions.Mon dieu, donne moi la force de tout lui dire, me voilà à prier un mec en qui je ne crois pas et à qui je n'ai jamais rien demandé.J'inspire calmement afin de pouvoir me poser et commencer à me déclarer, j'ai imaginé mille scénarios, tous plus absurdes les uns que les autres.
_ Il faut que je te parle.Georg pose son verre et me regarde en acquiesçant.
_ Je crois aussi.En ce moment c'est étrange.J'ai l'impression que tu me fuis, je me trompe?
_ Je te fuis pour me mentir à moi même.Soufflé-je les mains moites et la gorge nouée.
_ Qu'est-ce qu'il se passe Bill?Ses yeux se posent sur moi et là je sais que je ne peux plus reculer, j'ai mis les pieds dans le plat.Vais-je tenir le coup?Vais-je aller jusqu'au bout?
_
Et bien.Je tortille nerveusement mes doigts comme un enfant pris en faute, j'ai envie de crier et de partir en courant mais mon coeur me retient.Tu sais, en ce moment, enfin jveux dire que....tu sais, j'ai eu quelques petites amies.
_ Oui.
_
Et depuis plusieurs semaines il y a un truc qui me dérange, je, je n'arrive pas à savoir si l'aventure avec un garçon serait différente.Je bredouille et m'exprime assez mal, j'essaie de me calmer afin de pouvoir tourner mes phrases comme mon coeur me les dicte.
_ Tu veux dire que t'es attiré par les garçons c'est ça?
_ Justement je ne sais pas, enfin si.C'est compliqué.Je prends mon visage entre mes mains, j'ai les larmes aux bord des yeux, ce trop plein d'émotion me submerge complètement.
_ Bill.Il se rapproche mais je l'en dissuade en postant mon regard dans le sien.Une main devant la bouche je commence à trembler.
_ Je crois que je suis amoureux tu sais, mais le comble dans tout ça c'est que cette personne est trop précieuse à mes yeux pour risquer de la perdre à coup de sentiments dévoilés.Georg se pose un instant en passant une main dans ses cheveux ordonnés, je crois qu'il est entrain de comprendre à quoi je fais allusion ou plutôt à qui.
_ Ptain.Il plonge sa tête entre ses mains et se mordille les lèvres, je suis complètement perdu à ce moment présent.
_ Je, j'ai , j'ai des sentiments pour...........pour toi Georg.Mon coeur n'a jamais atteint une telle vitesse de battements, je crois mourir en cet instant, tout est si floue.Les larmes sortent de leur écrein et coulent sur mes joues.Je me sens stupide et j'ai peur.Jsuis désolé.Est la seule chose qui m'aie venu à l'esprit pour renouer contacte avec le dialogue perdu.Pardon, pardon.J'enfouis ma tête entre mes mains.
_ Bill, Bill jt'en pris.Je le sens me prendre dans ses bras, je sens sa gêne, il ne veut pas me faire de peine mais ne sait pas trop comment s'y prendre.C'est moi qui suis désolé de ne pas l'avoir vu avant.J'avale difficilement ma salive, mon coeur se brise en mille morceaux, je me sens comme anéantie de l'intérieur.Je tremble, je renifle, je suis parcouru de spasmes et je n'entends même plus ce qu'il essaie de me dire, je sais pourtant que sa voix est des plus douces.


Fin flash back

Ce jour là a sonné comme une déchirure et aujourd'hui il sonne comme une fatalité.Je me souviens de ses mots, de ses efforts afin de panser mon chagrin « Ecoute Bill, je ne partage pas tes sentiments mais je veux que tu saches que tu es une des personnes à qui je tiens le plus, t'es un ami merveilleux sur lequel on peut compter et te perdre me ferait trop de mal, excuse moi, je tiens tellement à toi ».Ce que j'aime chez Georg c'est qu'il a du tact, il ne bouscule pas les gens et encore moins ceux qu'il aime.Ne pas blesser une personne est difficile, avoir les bons mots aussi et je sais qu'il a tout fait pour me montrer que ce jour là il était aussi peiné que moi.Je ne lui en voulais pas, j'ai eu mal et j'ai encore mal quand je relis ce que ma plume a retranscrit sur ces pages.Comment ai-je pu m'attacher sentimentalement en quelques semaines seulement?Je ne crois pas au coup de foudre, je n'en ai jamais eu.Il faut croire que ce n'était pas le chemin à prendre?Depuis ce jour là j'essaie de reconstruire des liens amoureux, j'essaie de trouver ce sentiment qui m'a hanté il y a de ça quelques mois mais c'est peine perdu.Tomber amoureux est finalement la pire et la meilleur chose qu'un être humain puisse connaître.Je soupire en m'allongeant.De quoi tu parles Bill?Tu ne connais pas l'amour, tu l'as peut-être effleuré, il me semble que l'amour se partage, il faut être deux pour ne faire qu'un.La souffrance fait partie de ces états dans lequel l'être humain se retrouve un jour où l'autre.Je sors le numéro de portable d'Elisa, le déplie pour y découvrir une écriture rondelette, une écriture beaucoup plus charmante qu'elle en tout cas.Je le chiffonne et le jette à travers la pièce, peu importe où il attérira, je m'en contre fiche.Elle se rendra compte par elle même qu'elle ne m'intéresse pas.Ma vie est un paradis perdu, je cours après le bonheur comme on pourrait courir après l'argent, quel course futile.Moi Bill Kaulitz je voudrais changer le monde, l'utopie me fait rêver.

* * * * * * *

15 Août : Je suis affalé sur mon lit, la tête au creux de l'oreiller et le regard papillonnant.Il est 7h00 et la journée ne fait que commencer.Parmi les choses que je détèste dans la vie et outre les brocolis il y a le matin, émerger est quelque-chose qui ne m'enchante guère.Quand je dors je suis dans mon petit monde alors m'y arracher de si bon matin est un scandale.Le réveil me nargue, on dirait qu'un petit malin avance les aiguilles le matin.La raison de ce réveil?mon père est le responsable, il m'a demandé où plutôt ordonné de venir l'aider à la boutique, je dois y être pour 8h00 alors que lui est levé depuis 3h00 du matin.Qui a dit que je me plaignais?Je préfèrerais traînasser et lire un bon bouquin mais le devoir m'appelle.Le point positif de cette journée?Je grimace et me lève encore enroulé dans les draps.
_ Bill, arrête de grogner, au moins ce matin tu ne t'ennuieras pas.Je regarde de nouveau le réveil et m'active afin de chercher des habits plus ou moins confortables.Je n'ai pas le temps de traîner ce matin.Après moultes péripéties, un café avalé en deux temps trois mouvements suivi d'une tartine beurrée et d'un lavage de dents expresse me voilà fin prêt.Je prends ma casquette, mes lunettes et un sac avant de sortir de chez moi pour me rendre au centre ville à pied.Une petite marche matinale ne peut que me faire du bien, et comme dit papa «  Il faut entretenir son corps et la marche en plus d'une bonne alimentation, il n'y a que ça de vrai ».Je me surprends à répéter ses propos l'index en l'air et rigole de moi même en secouant la tête.Je ferme la porte à clef et m'apprête à descendre les marches du perron quand un camion plutôt impressionnant garé en face de chez moi attire mon attention.Je fronce les sourcils tout en m'avançant.Plusieurs personnes s'activent afin de descendre meubles en tout genre mais aussi cantines et objets plus ou moins curieux.Je me penche légèrement et aperçois une femme, la trentaine je dirais.Elle est plutôt jolie, ses longs cheveux brun retombent sur ses épaules et sa robe blanche crée un contraste assez agréable avec sa peau bronzée.Des lunettes sur le bout du nez elle guide les hommes dans leur travaux qui m'ont l'air des plus pénibles.
_ Tiens, je ne savais pas qu'il y avait de nouveaux arrivants.Chuchoté-je pour moi même en postant une main sur une de mes hanches.
_ Ils sont arrivés hier soir, leur voiture a fait plusieurs fois le tour du pâté de maison avant de trouver la bonne.Des italiens à ce qu'il paraît.Je me retourne surpris et découvre une de mes voisines balai en main.C'est une vieille dame assez sympatique, elle vit seule depuis quelques années après la mort de son mari.Je l'aime bien mais disons qu'elle ragote un peu trop à mon goût.Ce qui est sûr c'est qu'elle n'aime pas le changement et parle beaucoup pour ne rien dire.
_
Hier soir?Demandé-je de plus en plus surpris.
_ Oui, oui assez tard dans la soirée.Regarde la, t'as vu sa voiture un peu?Elle doit être avocate si tu veux mon avis.En effet une décapotable est garée à même le trottoir et elle semble neuve.J'hausse les épaules, ce genre de ragots ne m'intéresse pas le moins du monde.
_
Ils vont rester ici?
_ Bill mon garçon, pourquoi crois tu que les déménageurs débarquent tout le mobilier?Je ne l'écoute pas et m'attarde sur cette femme.Elle incarne l'élégance même et n'est pas sans me rappeler une certaine personne que je n'ai pas vu depuis des années maintenant, je m'en porte très bien d'ailleurs.Mon coeur bat un peu plus vite, l'idée que de nouveaux voisins eménagent me colle un immense sourire sur le visage.J'ai l'impression qu'il y aura des liens à tisser et je ne sais pas pourquoi mais j'ai un très bon pressentiment.
_ J'éspère que tout ce passera bien, les étrangers ont tendance à se croire chez eux n'importe où.Je me retourne un sourcil levé alors que madame Stufen s'acharne sur une pellée de cailloux.
_ On fera tout pour qu'ils se sentent chez eux, je m'y engage personnellement.Elle lève la tête et hausse les épaules après avoir soupiré.
_ Fais comme tu veux mon petit.Je souris et la salue avant de presser le pas, avec tout ça j'ai pris du retard, je devrais courir pour arriver à l'heure mais une flemme monumentale s'empare de moi.Je ne fais que de penser aux nouveaux arrivants, je suis curieux à vrai dire.C'est donc la tête pleine d'interprétations que je me dirige vers la boutique.Après un bon quart d'heure de marche j'arrive en sifflotant devant l'entrée principale où plusieurs personnes font la queue.Je m'y suis habitué, c'est un peu l'heure de pointe tous les jours chez mon père.La petite sonnette indique à toute l'assemblée que je viens de franchir la porte.J'enlève ma casquette et arbore mon plus beau sourire.
_ Bonjour.Me voilà rendu à crouler sous les éloges des clients « oh mais c'est le petit Bill, il a encore grandit », «  Oh voilà notre petit préferé » ou encore « Quel beau jeune homme tu fais mon garçon ».Que voulez vous, ils craquent tous pour moi, tous?non.Je me fais tirer sur le côté par mon père et une fois dans l'arrière boutique je me fais sermonner.
_ Combien de fois faut-il que je te répète de ne pas débarquer par l'entrée principale, tu vas derrière comme tous les employés.De plus tu es en retard.
_ Mais 'pa.Tenté-je.
_
Il n'y a pas de papa qui tienne, enfile ton tablier et attache tes cheveux s'il te plaît, aller dépêche toi Dunja est débordée.Je soupire et m'exécute, mon père sait être doux, aimant mais il sait aussi être rigoureux.Quand je travail je ne suis plus son fils mais un employé comme les autres.Je presse le pas et salue la petite équipe avant d'aller rejoindre Dunja, elle travaille pour mon père depuis plusieurs années.Grande, blonde aux yeux vers, non elle n'a aucune vue sur mon père ou inversement, pourtant ça ne m'aurait pas dérangé, c'est une femme que j'apprécie beaucoup.Me voilà donc parti pour une matinée intensive et tout ça avec le sourire.

* * * * * * *

11h45 : Je m'accorde une petite pause bien méritée alors que le dernier client vient de sortir.Je m'appuie contre le mur sous la climatisation et m'évente avec un livre posé sur le côté.Je dois avoir une tête fatiguée, mon dos est trempé et ne parlons pas de mon maquillage.En gros ce n'est pas la peine que l'amour vienne frapper à la porte aujourd'hui, je ne suis pas présentable.Je ris de ma stupidité et soupire en fixant la pendule.Courage Bill dans un quart d'heure tu es libre comme l'air.Mes yeux se baladent sur les étalages presque vides, on a fait du bon boulot, les commandes sont toutes parties.On a fait une bonne recette encore aujourd'hui, c'est le chef qui va être content.
_ Bill.Je lève la tête et vois Dunja retirer son tablier.Je dois filer plus tôt aujourd'hui, la nounou a un rendez-vous et je dois être à la maison pour les petits.
_
Oui pas de soucis, je m'occupe de tout.
_ Merci.Elle me sourit radieusement et file par l'arrière boutique.Je m'assieds et compte les minutes qui me séparent de la fermeture, que faire d'autre?
10 minutes plus tard :
_ 5, 4, 3....Je m'apprête à retirer mon tablier le sourire aux lèvres quand la porte s'ouvre à mon plus grand desespoire.Je le regarde surpris, c'est un jeune garçon et il a l'air essoufflé.
_ C'est, c'est bien ici la pâtisserie??J'acquiesce un peu étonné en renouant mon tablier et en me rapprochant du comptoir.Il sourit comme soulagé la main sur la poitrine.Il semble avoir du mal à reprendre son souffle, je ne l'ai jamais vu auparavant où alors je m'en serais souvenu.Ses cheveux sont cachés sous un gros bonnet vert et son style XXL lui donne une allure plutôt cool mais étrange.Il m'intrigue et je ne peux m'empêcher de le fixer, il ne le remarque pas trop occupé à reprendre son souffle tout en regardant la boutique.
_ Vous désirez?Il sursaute et s'approche en souriant.
_ ...Est-ce qu'il vous reste un gâteau?Dit-il après quelques secondes en regardant les étalages dévalisés.
_
Quel genre?Vous désirez un parfum particulier?
_ N'importe, celui que vous avez sous la main.J'hausse un sourcil alors qu'il regarde sa montre, je lui indique le gâteau présent au dernier étage de la vitrine.Il se baisse tout comme moi et nos regards se croisent à travers la vitre.J'ai l'impression d'être dans une autre dimension, son regard se heurte au mien et je n'ose plus bouger.Je suis comme ébloui, il hausse un sourcil et me sourit, un sourire qui pourrait en dire long mais je ne sais pas comment l'interpréter.Il pointe le gâteau du bout de son index en continuant de sourire.Au début je ne comprends pas mais me rend compte de mon état second quand il commence à se marrer royalement.Je fronce les sourcils et commence à rougir alors que je me relève le plus vite possible.
_ Je prendrai celui là s'il vous plaît.
_
Ho, oui, bien sûr excusez moi.Je m'empresse de mettre la pâtisserie dans une boîte où l'enseigne de notre boutique trône fièrement.
_ Je vous dois combien?Je lui indique la somme demandée et il me tend alors un billet.
_Merci
_ C'est moi qui vous remercie..J'acquiesce un peu déboussolé et le regarde s'en aller, il manque de trébucher et rigole de lui même.Avant de partir il me regarde une dernière fois et me lance un sourire des plus charmeurs.Je cligne des yeux et le vois partir à grandes enjambées. Intrigué je contourne le comptoir et cour jusqu'à la porte afin de le rattraper mais en vain il a disparu.De toute façon je lui aurais couru après pour au final ne rien lui dire.Je me retrouve donc comme un idiot sur le trottoir.
_
Merde.
_ Bill!!Qu'est-ce que tu fais dehors?Mon père sort à son tour les mains sur les hanches.
_
Un, un client qui avait oublié sa monnaie.Baffouillé-je en me tordant les doigts.Mon père sait quand je mens, il a bien vu mon soudain malaise mais il n'en tient pas rigueur et change de sujet.
_
Aller rentre.Que dirais tu d'aller manger en ville tous les deux?J'acquiesce sans me poser de question et retire mon tablier.Tu as bien travaillé aujourd'hui, tu sais que la clientèle vient non seulement pour parce-qu'elle aime le travail de qualité mais aussi parce-qu'elle aime le petit vendeur au sourire agréable?
_ Hein?Je me retourne en me détachant les cheveux.
_ La clientèle féminine est folle de toi.
_ Arrête je n'ai rien d'extraordinaire.Mon père rigole de bon coeur et alors que nous nous dirigeons vers la voiture il lève l'index en fronçant les sourcils.
_ Attends, ce matin avant que tu n'arrives une certaine Elisa est passée et d'après Dunja elle était déçue de ne pas te voir.
_ Balivernes.
_
Elle a confié attendre ton coup de téléphone.Une vieille conquête?Je grimace tout en attachant ma ceinture.
_ Sûrement pas, elle me colle au bascks depuis deux semaines et harcèle Alex pour avoir mon numéro.
_
C'est une de ses copines?
_ Sa cousine.
_ Et la petite Alex n'est pas jalouse?
_ 'pa s'il te plaît j'ai pas envie de m'engager dans ce genre de conversation, je suis fatigué.Il acquiesce sans chercher à pousser la discussion plus loin.Ce que j'aime chez mon père c'est qu'il n'insiste pas où alors quand il le faut.Il sait doser et m'apporter l'amour dont j'ai besoin.Je souris et fixe la route alors que le visage de ce jeune garçon me revient en tête.Quand j'y repense il avait un accent assez étrange, je ne saurais en deviner l'origine mais il semblait maîtriser l'allemand.J'ai envie d'en savoir plus sur lui, mais comment savoir où le retrouver?Il était peut-être de passage en ville, ça se trouve il était en vacance et repart dans son pays à la fin du mois.Je soupire et passe une main dans mes cheveux.Donne moi un indice, je n'envisage pas de ne pas te revoir.

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Voilà un chapitre de plus, les choses commencent à bouger doucement, mon problème? j'aime prendre mon temps et peut-être passer trop de temps sur les descriptions en tout genre.
Dites moi ce que vous en avez pensé!

Il y a des fautes c'est certain je ne me suis pas suffisamment relue....... -____-

Stella


*_________* merci pour vos coms que j'ai lu il y a quelques secondes, je prendrais le temps de répondre à certaines c'est que là je ne suis pas chez moi -___-, je dois rester sur poitiers pour les cours, on se revoit donc au week-end de pâques!!
Merci =)
Merci aussi d'avoir noté les fautes ^^ je les corrigerai plus tard!
Ciao tutti!

# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:25

Modifié le vendredi 03 avril 2009 12:17

Un garçon bien mystérieux

Un garçon bien mystérieux
Bonjour tout le monde et désolée pour ce petit retard, bon ok ce long retard >___<
J'ai de bonnes excuses, j'ai cours le samedi matin et quand je ne suis pas chez moi j'ai pas accès au pc, donc.....bref on s'en tape un peu.
J'arrive avec un nouveau chapitre coupé un peu à l'arrache, il était vraiment trop long sinon, j'espère que vous ne m'en voudrez pas huhu.Place à la lecture =)

* Bill
* Père de Bill
* L'inconnu
* Mère du jeune inconnu


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chapitre trois

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13h15 : « Il est plutôt beau garçon, il me semble charmeur et un peu décalé avec ce petit accent dont l'origine est un mystère pour le moment »
Pour le moment?Je rigole de moi même, comme si j'allais le revoir, autant chercher une aiguille dans une botte de foin.Je lève mon crayon quelques instants afin de trouver les mots pour définir ses jolis yeux en amandes, des yeux couleur noisette où un vert non homologué vient se mêler à ces iris déjà parfaites.
« Son regard »........non.« Il vient d'un paradis terrestre où les étoiles se côtoient et où la beauté n'a d'égal que l'élégance, le raffinement.. »Je crois que je m'enflamme, mon coeur tambourine vite, un peu trop vite.C'est une douce musique que d'écouter le corps réagir à un sentiment inconnu, du moins il m'est encore inconnu.Je crois que cet inconnu me fait de l'effet dans le sens où il m'intrigue , un simple regard a suffit à me déstabiliser.Assis en tailleur je me débarrasse de ma plume et pose ma main à même ma poitrine en fermant les yeux.La concentration, avec de la concentration on arrive à se contrôler.Je pourrais presque entendre mon poul résonner dans ma tête, vous savez c'est comme quand vous déposez votre oreille sur le torse de quelqu'un, c'est assez étrange.Sa voix se fait sourde et ses battements sont si proches, si présent.Quand j'étais petit j'abusais des câlins et j'aimais me réfugier dans les bras de mon père, je me sentais en sécurité.Je souris, je me suis calmé mais l'image de ce jeune garçon est toujours omniprésente, je n'arrive pas à faire impasse.
« Mystérieux-doux... »
C'est bien la première fois qu'un inconnu me fait tourner la tête à ce point, d'habitude, enfin avant avec les filles il n'y avait aucun problème.Au lycée elles font la queue pour me parler ou me demander un service, sortir avec moi.Est-ce un service?Je suis perplexe.Avec lui c'est différent, il ne connait pas le Bill Kaulitz bon élève, il ne connait rien de moi et j'aime ça.
_ Bill!!!J'ouvre subitement les yeux alors que ma tension fait des siennes.Il faut vraiment que j'apprenne à contrôler mes rêveries, j'en deviens presque cardiaque.Comme toujours je ferme mon carnet et me dirige vers la cuisine en m'étirant alors que mon ventre émet un grognement plutôt familier : l'appel de la faim.
_
Je meurs!!!J'espère que tu as préparé une double ration, ton fils a grand faim ce midi.Si je ne mange pas assez je risque la crise d'hypoglycémie cet après-midi.
_
Tu as prévu quelque-chose de spécial?
_ On se rejoins au parc avec Georg.
_ Rien ne t'empêche d'emmener un fruit tu sais.Note t-il justement en apportant divers plats sur la table alors que je prends place.
_ Ou des gâteaux.
_ Un fruit serait mieux.Me réprimande t-il.J'affiche une petite mine boudeuse, c'est la moue qui marche à tous les coups, je me suis entraîné pendant des années devant le miroir pour en arriver là.
_
Mon petit papounet, c'est vrai que ton fils est énorme bientôt il va flotter dans les airs.
_ Ne dis pas de bêtise, ce n'est pas une question de poids et tu le sais très bien, c'est une question d'équilibre.Je lève les yeux aux ciel, mon père a beau être un gourmand né il a toujours prôné l'équilibre alimentaire, il est aussi fin que moi.C'est un bel homme c'est vrai mais un gâteau ce n'est pas la mort après tout.
_
Il est vrai, mais tes petits gâteaux sont vraiment délicieux et puis Georg en raffole.Ce serait un sacrilège de ne pas en profiter, surtout par un bel après-midi comme celui là.Il rigole avant de s'assoire à son tour alors que j'enfourne les haricots verts comme un affamé.
_
Il se trouve que......dis moi t'étais au courant qu'on avait de nouveaux voisins?Il pointe sa fourchette en direction de la fenêtre qui donne sur leur maison.Je me retourne et acquiesce en avalant.
_ Oui, la voisine m'en a touché deux mots ce matin alors que je m'apprêtais à partir pour le centre ville.Des italiens à ce qu'elle m'a dit.
_ Vraiment?
_ Oui.
_ Bien, bien.Tu sais, je pensais que pour leur souhaiter la bienvenue tu pourrais...
_ Je??pourquoi moi et pas nous?Le coupé-je en reposant ma fourchette.
_
J'ai un boulot monstre cet après-midi.Se justifie t-il.
_ Tiens donc....C'est bon j'irai leur porter ton gâteau, heureusement que je suis là pour assurer la bonne entente entre voisins n'est-ce pas?Il sourit et me lance un regard qui en dit long sur ma exagération passagère.
_ Tu sais, j'ai cru apercevoir un jeune garçon, un lycéen je présume.
_ Vraiment?A ce moment là et je ne sais pourquoi mon coeur s'emballe dans ma poitrine.Je ne peux m'empêcher de penser à ce garçon, l'espoir fait vivre comme on dit souvent.
_
Il y a une petite fille aussi.Je compte sur ta diplomatie.
_
Comme toujours, heureusement que j'ai reçu une éducation exemplaire...du moins à partir d' un certain âge.J'appuie volontairement les mots en fin de phrase alors que je soutiens le regard de mon père.Il soupire, il sait très bien à qui je fais allusion.
_
S'il te plaît Bill je ne tiens pas à en parler à table, du moins pas ce midi.
_
Je ne tiens pas à en parler non plus, surtout pas, j'y faisais juste allusion c'est tout.Un soudain climat de tension règne dans notre petite cuisine, j'ai tout gâché avec quelques mots, je me déteste mais c'était plus fort que moi.
_ Elle n'est pas si mauvaise que ça tu sais.Tente t-il après un petit moment les yeux rivés sur la toile cirée.
_
Elle m'insupporte, j'y peux rien.Je me mords les lèvres, à chaque fois c'est la même chose, dès qu'on parle d'elle je m'emporte et fais de la peine à mon père.Je baisse la tête, j'essaie de me calmer et pourtant un flot de colère m'envahit, s'en est déstabilisant.
_ Tu sais, elle n'était pas comme ça avant, j'aurai aimé que tu la connaisse à cette époque, elle était si gaie, si heureuse et pleine de vie.Je lève la tête et l'écoute parler de l'amour de sa vie ou du moins de son passé, de notre passé?Sa voix tremble par moment, il fait passer tant de nostalgie en une parole, ses yeux brillent et je me sens bête, qu'est-ce que je pourrais faire?J'aimerais le consoler mais j'ai du mal à imaginer qu'il aie pu aimer cette femme, la supporter et vivre avec elle....avoir un enfant.J'ai envie de la détester mais son discours m'émeut et il me la montre sous un autre jour, un jour si merveilleux, elle ne mérite pas tant d'éloge et pourtant le regard de mon père ne ment pas.Il est nostalgique mais c'est une douce nostalgie qui le fait revivre de merveilleux moments, il a su ne garder que le meilleur, comment fait-il?Comment est-il possible de trier ses souvenirs?On a tous vécu des moments désagréables, tristes, magiques.Chaque personne est associée à un chagrin ou à un moment important, inoubliable comme un premier baiser ou une promesse..Le problème c'est que chaque personne est rattachée à de bons et mauvais moments, on a tous des accrochages, des coups de coeur, des coups de blues car on le sait bien sans malheur le bonheur n'existe pas.Mais qu'est-ce que le bonheur à proprement parlé?Un simple état d'âme qui dure quelques secondes, minutes, heures ou jours.Ma vie est une montagne russe, je monte et je descends.A bien y regarder il y a toujours un contre poids, un contraire.Le noir et le blanc, la colère et la joie, les riches et les pauvres, un sentiment, un état d'âme ou même un objet secondaire, c'est comme un enveloppe corporelle vide.Je passe une main dans mes cheveux indomptés et fronce les sourcils pris de maux de tête.
_ Ca va Bill?J'acquiesce en me massant les tempes, les réflexions à haute dose me donnent des migraines, en ce moment j'ai l'impression que mon cerveau est de moins en moins réceptif à mes pensées....c'est idiot.
_ C'était sûrement une femme bien.Comment, comment moi Bill Kaulitz ai-je pu tenir de tels propos?Mon père qui s'est levé de table s'arrête soudainement dans son avancé mais ne se retourne pas.
_
Elle l'était Bill et même encore aujourd'hui je suis sûr qu'elle l'est.
_ Ca j'en suis moins sûr.Marmonné-je pour moi même en grimaçant.Il ne dit rien et après avoir fouillé dans les placards il me tend un verre où de décompose gentiment un aspirine.
_
Repose toi, trop d'émotion d'un coup c'est fatiguant.J'entoure le verre de mes mains, ma bague vient cogner la surface transparente créant un tintement étrange.Je me rends compte à l'instant de la chance que j'ai.
_
........Tu sais que tous mes copains m'envient?Déclaré-je après quelques instants.
_
Et pourquoi ça?Me demande t-il surpris.
_ Parce-que j'ai un père génial
.Je vois un sourire se dessiner sur ses lèvres et une lueur de fierté mêlée à de la gratitude et de l'émotion prendre naissance aux creux de ses pupilles.Il ne dit rien mais se penche afin de m'embrasser sur le front en me transmettant une dose d'amour à faire exploser tout compteur.J'ai envie de pleurer, des milliers de sentiments se bousculent en moi et j'ai juste envie de pleurer et de me plonger dans ses bras.
_
Je t'aime mon fils.J'ouvre les yeux comme si cette déclaration était une des premières, il me le dit quelque-fois, surtout quand j'ai le morale dans les chaussettes mais là je ne m'y attendais pas.Mon coeur se gonfle d'une joie certaine, je vais exploser.Sans réfléchir je me lève et le serre dans mes bras en enfouissant ma tête à même son cou où j'ai tant de fois déposé mon chagrin étant plus jeune.Il me serre à son tour et je le devine sourire tendrement.
_ Moi aussi papa si tu savais comme je t'aime.Il caresse mes cheveux comme il a toujours su le faire quand je venais lui parler de mes problèmes divers.Je suis trop sensible, est-ce un défaut?On me dis souvent que j'ai un caractère féminin, à l'eau de rose mais après tout je m'en contre fiche.Je me sépare de mon père après quelques instants et je croise son sourire.Je me plais à distinguer de petites rides se former au coin de ses yeux, l'âge lui va si bien.Je suis si fier d'être son fils.Quand j'y réfléchis c'est vrai que sans lui j'aurai pu mal tourner, non j'en suis certain.Il m'a sauvé en me prenant sous son aile.Vivre aux côtés d'un parent qui vous écoute et dialogue avec vous est une chance, il m'a sauvé d'un courant d'air, il m'a sauvé de ma mère.
_ Bill.Sa douce voix me ramène sur terre et je plonge mon regard chocolat dans le sien, un regard aimant et préoccupé.
_
Désolé j'étais encore...
_ Dans ton petit monde.Tu es sûr que ça va toi?Depuis quelques jours tu sembles différent et tu as encore plus la tête dans les nuages, de plus tu es fatigué.
_
Tout va bien je t'assure, regarde.Je termine mon verre d'aspirine d'une traite et souris.Avec ça je suis devenu invincible.
_ Personne n'est invincible, même pas toi.Il m'ébouriffe les cheveux ce qui me fait protester sur le champs.
_ T'abuses, j'avais essayé de les lisser ce matin, déjà que ce n'était pas une réussite maintenant c'est pire.D'ailleurs en parlant de ça il me faut un nouveau lisseur.
_ Tiens.Il me tend un plat recouvert de papier aluminium.
_ Ne change pas de sujet, ton fils est en manque de lisseur performant.
_
On verra ça plus tard, pour l'instant vas donc porter ça aux voisins.Tu en profiteras pour tester ton niveau d'italien.Je lui tire la langue et prends le tout en me dirigeant vers l'entrée où un grand miroir me fait face.Inutile de vous dire que son ébouriffage expresse me donne une classe folle, s'en est presque navrant.Après tout ce ne sont que les voisins.J'emprunte le petit chemin caillouteux qui me sépare de la route principale et arbore mon plus beau sourire, celui qui fait craquer tout le monde.Au fur et à mesure de mon avancée je distingue un jeune homme assis sur le petit muret en pierre qui borde son jardin.Et dire que je connais cette maison comme ma poche, l'ancienne propriétaire était une dame âgée à qui je venais faire la lecture, on parlait littérature et c'est grâce à elle que je suis aussi calé, mais malheureusement elle nous a quitté au printemps dernier.J'espère que ces nouveaux voisins seront tout aussi agréables.Alors que je pense un peu trop comme à mon habitude j'arrive vite au petit portail blanc qui comme je le pressentais est fermé.Des multitudes de cartons et cantines ont envahis le jardin, c'est un vrai dépotoir ici.Incertain je décide tout de même de m'approcher du muret.
_
Hey, excuse moi....Première approche un peu niaise et courante mais après tout.Il porte des lunettes de soleil et balance la tête d'avant en arrière une cigarette au bout des doigts.Je comprends alors après plusieurs tentatives ou devrai-je dire plusieurs vents magistraux qu'il est entrain d'écouter de la musique sur ce qui semble être un mp3.Je pose le gâteau sur le muret et décide de lui tapoter l'épaule ce qui le fait sursauter assez violemment.Je me recule un peu, ce mec a l'air étrange, je ne sais pas si j'ai bien fait d'engager la conversation.
_
Wow, ça va pas mec!!
_ Pardon, c'est que enfin..Il me regarde quelques instants sans rien dire ce qui me met très mal à l'aise.On dirait que je l'intrigue, je me demande alors ce qui cloche chez moi, mon look ne lui plaît peut-être pas, en même temps le sien ne passe pas non plus inaperçu.Il doit sûrement se demander pourquoi j'ai les cheveux aussi ébouriffés, merci papa.Je le reluque à mon tour, ses vêtements larges ne sont pas sans me rappeler ce mystérieux jeune homme mais ça ne peut pas être lui.Tous mes éspoirs se brisent quand je remarque son piercing à gauche de sa lèvre.Je cris intérieurement et me déteste de penser à lui à longueur de journée.
_ Sans blague.Je sursaute et le regarde étonné alors qu'il retire enfin ses lunettes noires.T'es le petit vendeur de ce matin , non?Son visage m'hypnotise un instant et je crois m'envoler pour le paradis, c'est bien lui j'aurai reconnu ses prunelles entre mille.Mon coeur s'emballe encore une fois et j'essaie de dire quelque-chose mais aucun son n'arrive à sortir de ma gorge.Je suis coincé et embarrassé, si je m'attendais à ça mon dieu.Il éteint son appareil et me regarde en souriant.
_ ...Je...Tenté-je après quelques secondes.
_ Le monde est petit, non?Pendant que j'y suis les cheveux détachés te vont beaucoup mieux, j'ai faillit ne pas te reconnaître.
_
Vraiment? O.O....Il saute du muret et s'avance en me tendant la main.
_
Je me présente Thomas Minelli.J'avale ma salive, je connais enfin son nom, ce garçon m'obsede et je dois passer pour un attardé alors que je me précipite afin de lui serrer la main.C'est stupide n'est-ce pas?Je ne le connais pas mais il m'attire, son regard m'électrise.
_
Bill, Bill Kaulitz, ton voisin d'en face.Dis-je en désignant mon toit.
_ Ca pour une surprise.Il tapote sa cigarette pour en faire tomber la cendre et reprend une bouffée de nicotine.Je le regarde comme s'il était la septième merveille du monde.Il a des dreads locks, elles sont joliment attachées par un élastique noire et tombent sur le côté.Ce mec a assurément la classe, c'est le genre de mec qui en impose et avec qui je ne traîne pas à cause du genre de conversation limité, à savoir, bouffe, nana, rap.
_ Mais.....Je fronce les sourcils ce qui semble l'étonner.
_ Quoi?
_ Ton, excuse moi de te demander ça c'est futile mais ton piercing tu ne l'avais pas ce matin.Il se met à rigoler en recrachant sa fumée sur le côté.
_
T'observes tout toi, t'es un peu dans ton petit monde, je me trompe?
_ .....dans le mile.
_
Petite infection, j'ai dû le quitter quelques jours, satisfait?
_ Ok, ok.Je fourre mes mains à même mes poches de jeans en avalant ma salive nerveusement.Un petit silence s'installe entre nous quand une voix féminine nous parvient jusqu'aux oreilles.
_ Tom!! Chiara
(à prononcer Kiara, le « ch » en italien se prononce « k ») scende per vederti! (Chiara descend pour te voir).Il se retourne et crie un « Si va bene » à la volée avant d'écraser rapidement sa clope contre le muret quand un petit bout de choux d'environs cinq ans s'approche de nous.Bizzarement elle s'arrête subitement un index en bouche en me voyant.Tom, si je peux l'appeler ainsi franchit le mur et tend les bras en direction de ce que je suppose être sa soeur.
_
Vieni amore mio, non avere paura è un amico.(Viens mon amour, n'aies pas peur c'est un ami).La petite fille trotte alors jusqu'à lui pour sauter à son cou.Il lui offre une kyrielle de baiser ce qui la fait rire puis s'avance jusqu'à moi.
_ E' la tua sorellina? (c'est ta petite soeur?).C'est alors qu'il me regarde plus que surpris, je dirai qu'il est tombé des nues.
_ Tu parles italien?
_ Disons que je me débrouille, c'est une langue que j'étudie en option au lycée.
_ Sans rire!T'es pas croyable toi.Je rigole alors qu'un vent chaud s'engouffre dans mes cheveux ébènes.Nos regards se croisent et je dois dire qu'il a tout d'un charmeur, les filles vont se l'arracher à la rentrée.
_ Alors?Je souris de nouveau.
_
Heu oui c'est ma petite soeur, Chiara, mon petit rayon de soleil.La petite fille me regarde attentivement et c'est alors que je découvre deux yeux verrons en accord avec de beaux cheveux noirs.
_ Elle est belle.Déclaré-je le plus sincèrement d monde.Tom sourit et embrasse son rayon de soleil comme il le dit si bien.
_
Tu dis bonjour à Bill mon trésor?Je ne saurai définir son regard posé sur moi, il est perçant et je me plais à être son centre d'attraction bizzarement.Soudain elle tend sa petite main vers moi dans le but de me caresser le visage.Je ne bouge plus, je ne veux surtout pas l'effrayer.Elle redessine mon visage comme si elle voulait m'apprendre par coeur, j'aurai presque envie de fermer les yeux et de la prendre dans mes bras, je n'arrive pas expliquer ce sentiment de bien être qui me traverse à cet instant précis.Alors que je ne m'y attendais pas elle s'approche et dépose ses petites lèvres rosées sur ma joue, mon coeur s'accélère, c'est bien la première fois qu'un enfant réagit comme ça avec moi.C'est son petit rire cristallin qui me ramène sur terre.
_ Je..Un bruit de talon me coupe dans mon élan et une femme élégante, celle que j'avais si longuement observé ce matin s'approche lunettes sur le nez et sac sous le bras.Un tailleur noir dessine sa silhouette parfaite alors qu'un petit col blanc fait ressortir son bronzage naturel.
_ Tom, tesoro, devo andare ad un appuntamento.Non bisogno preocuparti a proposito di Chiara, viene con me.(Tom, mon trésor je dois aller à un rendez-vous.Tu n'as pas besoin de te préoccuper de Chiara elle vient avec moi).
_
Ma posso curarlei mentre tu....(Mais je peux m'en occuper pendant que tu..)
_ Non discutere Tom per favore.(Ne discute pas Tom, s'il te plaît).Elle est sur le point de rajouter quelque-chose quand elle se tourne vers moi en retirant ses lunettes.Je découvre alors de beaux yeux verts.Elle me sourit radieusement.
_
E' Bill un amico, abita nella casa laggiù.(C'est Bill un ami, il habite dans la maison là-bas)Indique t-il en croisant les bras Chiara étant descendu.
_ Enchantée jeune homme, excuse moi mais en arrivant je ne t'avais pas vu.Je suis la maman de Tom et de Chiara mais ça tu dois t'en douter.Je souris et acquiesce poliment alors qu'elle reprend la conversation avec mon nouveau voisin.
Quelques minutes plus tard nous voilà seuls lui et moi, sa mère est partie assez rapidement après quelques recommandations sans grandes importance, elle me rappelle un peu ma mère de par son côté « je veux tout diriger » mais elle me semble pourtant beaucoup plus aimante, différente de fléau qu'est ma génitrice.
_
A quoi tu penses?Je sursaute et passe automatiquement ma main dans mes cheveux.
_ Je, je me disais que ta mère était impressionnante et surtout très belle et assez speed aussi.Il acquiesce en rigolant amèrement.
_ Je ne sais pas pourquoi mais elle a toujours impressionnée mes potes, par pitié ne me dis pas qu'elle serait un bon coup au lit, c'est le genre de remarque qui me rend amer et blasé.J'hausse les sourcils et secoue la tête négativement.
_
Non, non je n'ai jamais voulu avoir de telles pensées.
_
De toute façon elle le cherche un peu, depuis que.....bref elle aguiche et sait qu'elle est belle ne t'en fait pas pour ça.
_
Elle fait quoi comme boulot?Demandé-je curieux.
_
.....Comme boulot??Son hésitation me laisse perplexe, il fuit mon regard et marche nerveusement.Tu sais...Reprend t-il après un temps de réflexion.C'est la première fois que Chiara ne fuie pas devant un inconnu, elle est assez peureuse d'habitude et avec toi c'est comme si elle te connaissait depuis sa naissance.Elle t'as adopté en deux minutes chronos.Il sourit tendrement et regarde l'horizon, à savoir un pâté de maison peu intéressant.Je ne relèverai pas son changement de sujet même si ça attise ma curiosité plus qu'autre chose, après tout il arrive d'un autre pays, tout est nouveau pour lui ici, je sais ce que c'est que de devoir s'adapter après un déménagement au delà des frontières.
_
Que je suis bête!!!Clamé-je en me frappant mentalement.Il me regarde surpris alors que je lui tends le gâteau un sourire accroché aux lèvres.
_
C'est quoi?Demande t-il amusé par ma précipitation soudaine.
_
A la base je suis venu pour vous porter un gâteau, c'est une sorte de coutume qu'on a instauré
mon père et moi, quand de nouveaux voisins débarquent on leur souhaite la bienvenue avec une pâtisserie
.
_
Merci, c'est sympa, ma mère va être contente, elle a adoré le gâteau de l'autre fois..mais attends une minute!Ton père c'est....
_ Touché.Il sourit radieusement en secouant la tête négativement.Je me surprends à faire de même quand mon portable se met à vibrer dans la poche de mon jeans.
_
Oh, attends.Je consulte mon message et grimace un peu déçu.Mince.Il me regarde interrogatif et je ris doucement.
_
Qu'est-ce qu'il se passe?
_ C'est mon meilleur ami, on devait se voir cet après-midi mais il a un empêchement de dernière minute.
_
Oh, un meilleur ami, ça c'est quelqu'un que je n'ai jamais eu.Je crois pouvoir déceler une once d'amertume dans sa voix et je ne sais pourquoi mais ça me brise le coeur.Plus je passe du temps à ses côtés et plus j'ai envie de le connaître.
_
Je n'en avais pas avant tu sais.Je crois que tu ne confies pas ton coeur à un inconnu, la confiance se mérite, il faut l'instaurer et ça peut prendre du temps...l'amitié sincère est une des plus belles choses qui puisse exister et toi aussi un jour tu connaîtras ce sentiment,j'en suis sûr.Je m'attendais à ce qu'il se moque de moi mais il se mordille la lèvre inférieur et fixe le ciel les mains dans les poches.Je sais qu'il est sensible, je le sens, il veut jouer les gros durs mais il a besoin d'amour.
_
La confiance.Murmure t-il après coup.Ouais, ouais c'est pas un truc qui m'attire, c'est pas trop ma tasse de thé tu vois.La confiance c'est un gros mensonge, on y croit et puis le jour où la personne tant adulée nous piège alors tout s'écroule.La confiance est un leurre.
_
Pourquoi?Est le seul mot qui m'est venu à l'esprit, pourquoi tant de peine, a t-il été trahi?Il me regarde avant de froncer les sourcils.
_
Tu veux que je te dise une chose Kaulitz?T'es trop curieux........

______________________________________

Voilà un nouveau chapitre de posté, j'espère qu'il vous aura plu (je dis ça à chaque fois en même temps huhu).Désolée de l'avoir coupé là mais sinon c'était beaucoup trop long >___<
Que pensez vous de cette première rencontre Tom/Bill?

Il y a des fautes comme d'hab, si une âme charitable voulait bien les relever en lisant afin de me faciliter le travail je lui en serais reconnaissante ^^

Comme toujours, si tu veux être prévenu tu laisse un com =)


Stella

# Posté le samedi 11 avril 2009 15:14

Modifié le lundi 13 avril 2009 07:28

oOoO Comment vous sentez vous quand un seul sourire peut vous faire chavirer? oOoO

oOoO Comment vous sentez vous quand un seul sourire peut vous faire chavirer? oOoO
Bonjour à toutes et à tous (bien que je doute que quelques garçons ne se soient déjà attardés par ici.
Me voici de retour après quelques semaines pour un petit poste =), désolée d'avoir été si longue, vous pardonnez? *__*

* Bill
* Georg
* Tom
* Mec de l'équipe de football
* Elisa
* Alexandra

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Chapitre quatre

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Trop curieux, moi? Je fronce les sourcils à mon tour et ne sais que rétorquer pour le coup, ce mec m'intrigue et me met dans des situations inconfortables. Moi qui d'habitude ai réponse à tout il vient de me clouer le bec alors qu'on se connait depuis quelques heures. Dois-je l'adorer ou le détester? Il est vrai que je pose des questions mais c'est avant tout pour m'informer, ce mec vient de débarquer en ville et il joue déjà au mystérieux, je dois avouer que ça me plaît, paradoxale n'est-ce pas? Je relève la tête et le vois revenir de chez lui bras ballants et yeux plissés à cause du soleil agressant.
_ Curieux et rêveur alors. C'est fou comme on en apprend en observant les personnes. J'hausse un sourcil surpris, c'est moi où il est entrain de me tester?
_
Vraiment? Noté-je une pointe de surprise dans la voix, une surprise piquante devré-je dire. Il rigole doucement, une habitude pour énerver les autres je suppose.
_ T'as même pas capté que j'ai fait un aller retour chez moi pour y déposer le si joli présent que toi et ton père nous avez offert. Il termine sa phrase un sourire accroché aux lèvres, un sourire qui ne me plaît pas du tout et je compte bien le lui faire comprendre, ce n'est pas lui qui va faire la lois ici. Ce mec se fou royalement de ma gueule.
_
Tu te fais pas chier toi!! Tu viens d'arriver et tu te paies ma tête! C'est la deuxième fois en plus!! M'exclamé-je vexé en croisant les bras. Il se remet à rigoler de plus belle avant de s'adosser au muret.
_
Bah en même temps ce matin tu gobais devant la vitrine qu'est-ce que tu voulais que je fasse? Je sais que je suis beau mais quand même.
_
Bah voyons. Son sourire s'agrandit et il me regarde, un regard déstabilisant.
_
T'es bien mignon mais je suis plutôt grande blonde aux longues jambes et au décolleté plongeant si tu vois ce que je veux dire.
_ ...Bien sûr, comme tout le monde. Noté-je un soupçon de déception dans la voix, je m'étonne moi même de m'être fait des films sur ce garçon, après tout je ne le connais pas. Je baisse le regard en soupirant, tout me semble fade et sans intérêt, moi qui attendais une rencontre plus chaleureuse.
_ Je suppose que le lycée regorge de belles filles n'est-ce pas Bill? Je lève les yeux au ciel, je perds mon temps avec ces discussions futiles, je le voyais pourtant plus....et merde. Je finis par acquiescer en lui adressant le sourire le plus faux cul qu'il m'ait été donné de faire.
_
Bon, j'ai des choses à faire, pas que je m'ennuie hein mais..Je commence à tourner les talons mais il me retient par l'épaule, c'est qu'il est tenace celui là. Pourquoi est-ce que mon coeur s'emballe, pourquoi est-ce que j'espère bêtement?
_
Ecoute Kaulitz, excuse moi si je t'ai vexé, je suis trop direct avec les gens et peut-être aussi un peu agressif mais comprend moi....C'est...Il passe ses mains dans ses dreads l'air gêné. « C'est pas facile de recommencer une nouvelle vie à chaque fois ». Souffle t-il en fuyant mon regard. Je ne sais pas pourquoi mais il m'apparaît comme un rescapé de guerre, une guerre qu'il mène tout seul depuis sa naissance, c'est absurde je sais mais je le vois si fragile et si détestable quand il s'y met.
_ Disons qu'on est un peu marginaux tous les deux.
_ Comment ça? Il lève un sourcil en se reculant, c'est idiot mais j'aime cette expression incertaine, ça le rend si mignon.
_
Toi t'es trop direct, et moi pas assez. Soufflé-je un sourire tendre sur le visage, c'est alors qu'il me sourit en retour, comme rassuré de ma réponse. Contre toute attente il me retend sa main alors que je le regarde incertain à mon tour.
_ Je crois que de nouvelles bases sont à construire, moi c'est Tom. Me souffle t-il. Je crois que je pourrais me perdre dans ses iris, elles sont parfaites, du moins je les vois ainsi, tel deux petites étoiles qui s'illuminent quand il fait preuve de sincérité, j'ai envie de le connaître, refuser cette poignée de main pourrait me tuer, oui, depuis que j'ai croisé son chemin je n'arrive plus à m'en détacher.
_
...Bill. Dis-je après quelques secondes délicieuses.

* * * * *

Un mois plus tard

C'est donc ainsi que j'ai fait la connaissance du grand Tom Mineli, l'étranger qui a en quelque sorte bousculé ma vie, mon quotidien, avant lui c'était bien mais avec lui j'ai l'impression de ne manquer de rien affectivement parlant. Je ne suis pas entrain de dire que Georg ou mon père ne me donnaient pas un stock d'amour important mais il y avait toujours une petite partie en moi qui était vide et bizzarement depuis son arrivée elle s'est réchauffée, peut-être trop réchauffée. J'ai peur de m'attacher mais je crois que c'est trop tard. C'est donc ainsi, comme je le disais précédemment que j'ai rencontré Tom, le jour de notre rencontre nous avons passé l'après-midi ensemble à parler de tout et de rien, sans trop rentrer dans les détails à vrai dire. D'habitude j'ai du mal à étaler ma vie devant un inconnu mais avec lui c'est passé tout seul, j'étais une vraie pipelette et lui il m'écoutait sagement. J'ai quand même réussi à lui soutirer quelques informations, il vient de Sicile, l'île au sud de l'Italie et sa mère est Allemande, c'est pourquoi il est bilingue. J'ai cru comprendre qu'elle était allée étudier en Italie et qu'elle aurait connu son père sur le terrain. J'ai aussi appris que monsieur Mineli est un matheux qui ne jure que par sa guitare, sa « Folck » ou « son bébé » comme il aime l'appeler, je pourrais presque en être jaloux, presque. Il est assez différent de moi, nous sommes des opposés mais j'aime ça, ne dit-on pas que les opposés s'attirent?
Plus le temps passe et plus j'essaie de le cerner, d'apprendre à le connaître mais il me file entre les doigts comme s'il avait peur d'être emprisonné ou trop lié à quelqu'un. C'est une petite perle qui se referme sur lui même quand il se sent en danger, j'aimerais tellement le protéger, c'est stupide je n'en serais pas capable et puis sous ses airs de gros dur il fait en sorte qu'on le laisse en paix, me laissera t-il seulement le panser, l'aimer?
De son côté Georg et lui sont devenus copain comme cochon et j'en suis content car je n'aurais pas supporté de jongler entre les deux, c'était impensable et puis ils seront dans la même classe, du moins je suppose alors tout va bien de ce côté là, Tom ne se retrouvera pas tout seul. Ce garçon est encore un mystère que je compte bien percer un jour.
_ Bill. Je mordille mon stylo alors que mon père entre dans ma chambre tablier en main.
_ Joueur, perdu, renfermé? Murmuré-je pour moi même en fronçant les sourcils car bien évidement je n'ai pas entendu entrer mon père.
_ Bill, tu as vu l'heure? Gronde t-il en s'avançant. Je lève la tête étonné avant de zieuter mon réveil digital qui indique 22h45.
_
J'ai fait pire, avant j'avais la permission de 23h00. Boudé-je en faisant ressortir ma lèvre inférieur.
_
Oui mais cette année tu es en terminale, c'est l'année décisive et je ne veux pas qu'un manque de fatigue entrave ton travail scolaire.
_ Tu sais très bien que je ne bâcle pas mon travail scolaire comme tu dis, quand me feras tu confiance?
_
Ce n'est pas une question de confiance et tu le sais, je veux juste que tu puisses progresser dans les meilleures conditions possible.
_ Ok, je termine ma phrase, je me brosse les dents et je vais au lit.
_
N'oublie pas de mettre ton réveil, 6h30 mon grand.
_ Oui, je ne risque pas d'oublier, je suis trop pressé d'être demain. Soupiré-je en gribouillant sur ma page de carnet. Chaque mot doit être juste, parfait, il est parfait.
_ Toujours entrain d'écrire à ce que je vois. Je sursaute, mon stylo tombant à même le matelas.
_ T'es encore là?
_ De qui tu parlais tout à l'heure? Je toussote et entortille une mèche de cheveux autour de mon index par nervosité.
_ Tu le sais, alors pourquoi tu demandes? Soufflé-je en fronçant les sourcils.
_
Tom t'intrigue n'est-ce pas?
_ Oui....
_ Pourquoi tu ne l'inviterais pas à la maison, pour déjeuner ou diner?
_ Et pourquoi pas pour dormir aussi? 'Pa jt'en pris, on est plus des gosses et il habite juste en face, encore il ne serait pas de la ville mais là si je l'invite il va me prendre pour un mec collant ou pire..
_ Entre copain ça se fait, je t'assure.
_
Tu veux pas qu'on fasse une pyjama partie aussi? Proposé-je ironiquement.
_ Ne t'énerve pas, c'était une simple proposition. Je soupire et passe une main à même mes cheveux ébouriffés.
_ Pardon mais à chaque fois jsuis sur les nerfs quand on parle de lui. J'ai peur que ça se voie trop. Laissé-je échappé en mordillant ma lèvre.
_
Bill...
_ Non, pas de question, il est tard tu ne crois pas? Il acquiesce, je l'ai coupé dans son élan mais parler de Tom ce soir, je n'en ai pas envie, surtout en abordant cet aspect refoulé que je me tue à oublier. J'ai peur que mes sentiments pour Tom se voient, je ne parle pas d'amour mais d'amitié, mais c'est une amitié peut-être trop profonde, je suis un peu perdu à vrai dire.
_ Bon, je te laisse, bonne nuit filston.
_
Bonne nuit papa. Il referme la porte et je m'affale sur mon lit en soupirant. Demain nous sommes le trois septembre et c'est le grand saut, la terminale et après la fac, j'attends ce moment depuis tellement longtemps. Je souris en pensant aux jours prochain, à moi les cours, le savoir et les réflexions.

* * * * *

6h30 : je n'ai même pas le temps de réaliser ce qu'il se passe quand mon réveil hurle à grande lancées juste à côté de ma pauvre petite oreille. Note : acheter un réveil radio et dire aurevoir au bip bip agressants.
7h00 : Petit déjeuné avalé, douche prise, vêtements choisis et enfilés, maquillage terminé je crois que je suis prêt. Un dernier regard au miroir qui borde l'entrée et je me décide enfin à sortir en refermant derrière moi, mon père est déjà au travail depuis longtemps. Un doux soleil me fait de l'oeil alors que je réajuste mon sac en bandoulière, ça sent encore l'été. J'inspire profondément un sourire plaqué aux lèvres, cette journée semble idéale pour reprendre une activité cérébrale. Mes pas me guident donc vers la route principale quand un bruit de moteur attire mon attention. Je plisse les yeux à cause du soleil et lève un sourcil en m'apercevant que la voiture est garée juste en face de chez moi, donc chez Tom, Bill quelle déduction. Alors que je me demande à qui appartient ce petit bijoux j'aperçois une tête blonde, une tête familière à vrai dire.
_ Hey! Il me fait signe de la main et je m'approche, c'est bien Tom, Chiara dans les bras. Au fur et à mesure de mon avancée je le vois placer sa petite soeur à l'arrière et l'attacher. Les mains dans les poches je contourne la voiture pour arriver jusqu'à lui.
_ Salut Tom. Il ferme la portière et me sourit, un sourire franc.
_ Salut.
_
Dis moi, tu ne m'avais pas dit que tu avais une voiture. Lancé-je surpris en la regardant de plus près, un beau modèle crème.
_
Pour dire vrai elle est à ma mère mais je suis assuré dessus alors bah c'est un peu la mienne, jt'enmène? Me propose t-il le plus simplement du monde, comme si c'était l'évidence même. J'écarquille les yeux surpris.
_ Mais, c'est à dire qu'à la base je prends le bus et...
_ Et?
_ ....Et, et rien.
_ Alors tu montes? Profite en, aujourd'hui t'as un chauffeur, c'est la classe pour un premier jour, non? J'acquiesce et contourne la voiture pour m'installer, regardant tout ce qui tombe sous mes yeux, du tableau de bord au tapis de sol. Il monte à son tour et clippe sa ceinture en réglant le rétroviseur et en faisant une petite grimace à Chiara aux anges.
_
Mais, tu as le permis? Il lève un sourcil avant d'exploser de rire, j'ai l'impression de passer pour un crétin de base.
_
Non, non je conduis illégalement. J'ai tellement de fric que je peux me permettre un retrait de point et une amande. Je me pince les lèvre et rougis comme une écrevisse, j'ai vraiment honte de poser des questions aussi débiles. J'ai le don de passer pour un abruti à ses côtés.
_
Pardon.
_
Arrête dont de t'excuser Kaulitz. Je grimace et lève les yeux au ciel.
_ Et toi arrête de m'appeler par mon nom de famille, c'est dérangeant. Il sourit en coin tout en démarrant, le regard dans son rétroviseur.
_
Kaulitz...Répète t-il pour me faire enrager, je bouscule son épaule d'un coup de main et croise les bras feignant la boude. J'en aurais presque oublié Chiara, elle ne fait pas de bruit, elle est sage comme une image je n'ai jamais vu ça. Je la regarde à travers la glace du par soleil alors qu'elle observe chaque coin de rue jouant avec ses mains. Je pourrais presque déceler un brin de nervosité mais je dois me tromper.
_
Par contre avant je dois déposer Chiara à....mince, comment vous appelez ça chez vous, tu sais l'asilo nido. Tente t-il en mordillant son labret.
_
La crèche?
_ Voilà, ça arrange ma mère et puis je préfère l'amener pour son premier jour, pour être sûr que tout se passe bien. J'acquiesce un peu surpris, il a l'air vraiment protecteur envers sa soeur, moi aussi j'aurai aimé avoir un frère ou une soeur. Un quart d'heure plus tard nous voilà devant la crèche où se bouscule nombre de parents et enfants. Je reste dans la voiture le temps qu'il la dépose, la petite me dit aurevoir de la main et je la vois s'éloigner dans les bras de son frère. Chiara me regarde les bras autour du coup de son grand frère, je lui souris réitérant mes petits coucou, j'aimerais en savoir plus sur elle, décidément cette famille m'obsède. Alors qu'ils viennent de disparaître derrière la rangée de buisson j'inspecte de nouveau la voiture quand mon regard se pose sur une pochette qui semble contenir divers albums. Trop curieux de connaître ses goûts musicaux j'ouvre la pochette et découvre CD en tout genre, Snoop Dog, Eminem ou encore Reimmstein et Samy Deluxe, des artistes que je n'écoute pas trop mais en tournant les pages de disques je découvre Nirvana, Cure, Sex pistols, mon dieu comment un mec qui porte du XXL peut-il apprécier ce genre de musique, je vais de surprise en surprise avec lui. Plongé dans ma découverte je ne le vois pas arriver et ouvrir la portière.
_ Qu'est-ce que tu fais? Je lève la tête un peu gêné.
_ Non je ne fouillais pas, c'est que... Tenté-je de me justifier.
_ Du calme ce sont juste des CD, t'as trouvé ton bonheur?
_ Il faut que tu m'explique comment tu fais pour avoir des goûts musicaux aussi variés.
_ Tout est bon dans la musique, tous les genres mais il faut savoir en sélectionner la crème, tu vois ce que je veux dire? J'acquiesce, il a tout à fait raison et je ne peux que l'admirer une fois de plus. Il démarre et jette quelques coups d'oeil en direction de la crèche ce qui m'intrigue.
_
Ça va aller tu sais. Il ne semble pas convaincu et enclenche son clignotant.
_
C'est la première fois qu'elle va se retrouver toute seule comme ça, avec d'autre enfants. Je lève un sourcil n'osant comprendre.
_ J'ai un peu de mal à te suivre là.
_ Si tu veux en Italie les crèches sont tellement peu nombreuses et cher que tous ne peuvent y accéder. Non pas qu'on avait pas les moyens mais ma mère préférait faire garder Chiara par nos grands-parents, c'est très courant chez nous. Bien sûr quand ils ont l'âge ils rentrent à l'école, c'est à dire en primaire comme vous l'appelez.
_
Ah je ne savais pas, donc vous n'avez pas d'école maternelle comme la plus part des pays?
_ Exacte. Conclue t-il les yeux rivés sur la route.
_
Comme nous enfaite. Il me sourit et nous continuons la route en silence avant d'arriver au lycée où se presse un nombre incalculable d'élèves, des petits secondes aux terminales. J'ai l'impression de jouer dans la cour des grands cette année et puis le fait d'arriver en voiture et avec Tom me gonfle le coeur, tous les regards se portent sur nous et pour la première fois de ma vie ça ne me dérange pas parce-que Tom est avec moi. Il ferme sa voiture et enfile ses lunettes de soleil en prenant grossièrement son sac à dos par une des lanières. J'ai beau me répéter mais il a vraiment la classe et j'ai peur de tomber dans le cercle vicieux de la cool attitude si je traîne trop à ses côtés.
_ Alors monsieur se fait enmener? Je me fais bousculer d'un coup d'épaule et me retourne en me cramponnant à ma bandoulière de sac.
_
Georg.
_ Dis, je t'ai attendu, t'aurais pu me prévenir.
_ Je suis désolé, c'était pas prévu tu sais. Il me sourit et s'avance pour saluer Tom d'un coup de main franc, comme font tous les garçons ici, quand j'y réfléchis je ne le fais pas, je n'en éprouve pas le besoin à vrai dire. Nous nous dirigeons vers les tableaux d'affichage, de toute façon je sais déjà dans quelle classe je me retrouve, la même que l'année dernière. Tom et Georg ricanent à mes côtés, s'ils se retrouvent dans la même classe les profs vont s'arracher les cheveux. Je zieute la feuille afin de repérer ma salle et me rapproche des garçons, me faufilant parmi tous les scientifiques aussi excités que des puces.
_ Pardon, j'aimerais passer. Grogné-je en me frottant à l'équipe de football, ces gros durs je les reconnais au premier coup d'oeil.
_
Hé fais gaffe toi. Aboie l'un d'eux en se retournant.
_ T'as qu'à pas rester en plein milieu du chemin.
_ Pardon? Hé mais attends, t'es pas le petit surdoué des littéraires toi? Qu'est-ce que tu fous près du tableau des S? T'as changé de filière? Ricane t-il accompagné de sa stupide bande de chiots. Je lève les yeux aux ciel.
_ Il y a un problème? Je me retourne et vois Georg suivis de Tom, je n'ai pas eu le temps d'en placer une qu'il s'interpose entre cette grande perche musclée et moi. Je croise les bras et soupire.
_ Aucun problème Georg. Le groupe de gros durs s'éloigne et la tension précédente s'évapore.
_ Ils ne sont pas méchants, juste un peu...stupides? Tenta mon meilleur ami à l'intention de Tom.
_ N'empêche que je sais me débrouiller seul Georg. Ce dernier secoue la tête négativement et glisse ses mains dans ses poches l'air de rien, il sait que je n'aime pas qu'il prenne sans cesse ma défense, surtout que je n'ai presque jamais de problèmes.
_
On est dans la même classe. M'annonce Tom en souriant. J'acquiesce et leur fais comprendre que je vais rejoindre ma salle.
_ A ce midi!! Me lance Georg en me faisant un signe de la main, je lui réponds et presse le pas vers le bâtiment C en évitant de me faire bouler par la plus par des élèves surexcités. En chemin je croise même quelques secondes un plan entre les mains.
_ Attends je crois que c'est par là. Dit l'un d'entre eux en scrutant la feuille de papier, je ne peux m'empêcher de zieuter un numéro de salle grffoné en coin de page.
_ Premier étage, vous longez le couloir et prenez la deuxième sur la droite. Le petit groupe se retourne et me remercie un grand sourire sur les lèvres, rien de plus facile de faire sa BA un jour de rentrée. Je sifflote et monte les marches les mains dans les poches quand j'entends mon nom crié à la volée qui résonne dans le hall.
_ Bill!!!! Je me retourne intrigué et vois Elisa courir jusqu'à moi, une main sur la poitrine. «  A-Attends moi » Scande t-elle essoufflée en s'appuyant à la rambarde. Je lève discrètement les yeux au ciel, il ne manquait plus qu'elle.
_
Tiens Elisa. Noté-je faussement surpris. Elle me sourit et s'approche pour me faire la bise ce qui me surprend un peu à vrai dire.
_
Ça ne va pas?
_ Heu, c'est que j'ai pas l'habitude de faire la bise. Dis-je un peu déboussolé.
_
Oh oui pardon j'avais oublié, avant j'habitais en France et là-bas on le fait tout le temps, jsuis bête. Elle rigole et me devance espièglement. « Promis je ne le referais plus ».
_
Ouais, c'est pas grave.
_ Sinon content de reprendre les cours?
_ Oui assez.
_ Moi je ne tiens plus en place depuis hier, une vrai boule de nerfs. Je lui souris et replonge dans mes pensées quand elle presse le pas une fois arrivée à l'étage pour retrouver sa cousine. Cette fille m'ennuie, j'espère qu'elle ne me collera pas sinon je meurs. J'avance et salue une bonne partie de ma classe, que des filles, et oui je suis le seul garçon vous comprenez mon désespoire? Heureusement il y a Alex, j'avance tout sourire avant de la prendre dans mes bras, c'est une habitude étrange qu'on a gardé tous les deux.
_ Ça me fait plaisir de te voir. Soufflé-je à même son cou.
_ Moi aussi. Nous sommes coupés par notre professeur principale qui nous somme de rentrer pour nous installer. Tout le monde le sait, la première journée c'est du blablatage et il n'enfreint pas la règle au contraire, en tant que professeur de philosophie il n'y va pas de main morte. Il nous expose tout de même les enjeux de cette année et le futur programme qui nous attend, mes yeux pétillent d'avance, je sens que cette année va me réserver plein de surprises, tant sur le plan émotionnel que professionnel, j'ai hâte, tellement hâte.

* * * * *

22h00 : Je me trouve baignant dans l'eau mousseuse de ma baignoire et me relaxe après une longue journée. Ecouter les profs blablater sur leur vie est beaucoup plus fatiguant que de noter un savoir non acquis. Je m'amuse avec la mousse, la prenant dans mes mains et soufflant pour faire s'envoler mille et une petites bulles de savons, s'en est presque magique. Il ne me faut pas grand chose pour rêver, j'ai même disposé une petite bougie odorante sur le coin de la baignoire, je suis le petit prince de l'océan. J'éxplose alors de rire, j'ai les idées un peu barrées par moment, non tout le temps devré-je dire. Bill Kaulitz tu es vraiment un crétin finit doublé d'un génie fou. Je pose ma tête contre le rebords en marbre blanc et ferme les yeux un moment en soupirant. Etrangement j'ai envie de me relaxer et sans vraiment le vouloir ma main droite glisse sur mon torse, dessinant de petits zig zag. Je souris et continue mon petit jeu quand mon autre main frotte le haut de mon genou et amorce une descente vertigineuse vers mes cuisses où devrai-je dire ce qui fait de moi un garçon et qui crée tant de polémique dans le monde entier, je parle de la relation fille garçon, du pouvoir qui est attribué à chacun, du...Je fronce les sourcils quand mes caresses se précisent, c'est idiot mais je n'ose pas aller jusqu'au bout et prendre mon sexe en main, comme si quelque-chose me dérangeait. J'ai pourtant très envie de me faire du bien, j'en bouillonne intérieurement mais quelqu'un en a décidé autrement car mon portable se met à vibrer sur le meuble de la salle de bains bordant la baignoire.
_ Merde. Pesté-je pour moi même en levant le bras pour attraper l'appareil encore chantant. C'est pas une heure pour envoyer des sms, on ne peut pas se faire plaisir sans être dérangé, ridicule. Ma frustration se dissipe automatiquement quand le destinataire m'apparaît, c'est Tom. Mon coeur s'emballe et d'étranges papillons me nouent le ventre pendant que mes yeux glissent sur l'écran.

« Salut toi, c'est idiot mais j'avais le besoin de, de te remercier. Aujourd'hui toi et Georg vous avez été là et sans vous j'aurai bien galéré, je sais que je m'en serais sorti mais c'est tellement plus agréable de pouvoir être guidé....enfaite je ne sais même pas pourquoi je t'envoie ce message, je me sens stupide, ça se trouve je ne vais pas l'envoyer....C'est dommage qu'on ne soit pas dans la même section, bizzarement ça me manque de ne pas te chambrer, avec Georg c'est..différent?...mon dieu mais pourquoi je te dis tout ça , efface ce texte, tu veux bien?...la rentrée m'a un peu shooté.
A demain Kaulitz ».


J'écarquille les yeux le coeur battant à tout rompre, suis-je entrain de rêver ou Tom vient de m'envoyer le sms le plus adorable de la terre? Bon ok j'exagère mais venant de lui c'est presque impensable, il ne se confit jamais enfin pas depuis le mois d'août et puis ça doit être le deuxième ou troisième texto que je reçois de lui, je les garde précieusement et les relis de temps à autre. Non je ne suis pas fou, juste un peu trop accroché, je me fais peur moi même à vrai dire. Je souris comme un gros niais de service et m'empresse de taper une réponse digne de ce qu'il m'a envoyé.

« Je te remercie pour ton sms, il est des plus adorables et je dirais que t'aider à prendre tes marques était le moins que l'on puisse faire avec Georg, je sais ce que c'est que de déménager et de tout recommencer alors il n'y a pas de soucis. Si t'as besoin d'un truc surtout n'hésite pas, moi aussi ça me fait bizzare de ne plus t'entendre me vanner à longueur de journée :)
A demain Mister XXL (L) ».


J'ai déjà envoyé mon sms que je regrette mon geste, je n'aurai pas dû mettre le coeur à la fin, ça fait trop ringard, trop...gay? ( En langage sms ou msn le (L) équivaut à un coeur mais je pense que tout le monde le sait, je le mets au cas où). Si ça se trouve il ne voudra plus m'approcher demain, merde merde mais quel idiot tu fais Bill. Je me mordille les lèvres et soupire lourdement en laissant tomber mon portable à même le tapis de bain. J'ai juste envie de m'arracher les cheveux, je sors de l'eau froide à présent et m'enroule dans un peignoire avant de regarder mon reflet qui me fait face dans la grande glace. J'y vois un adolescent paumé et décoiffé, pas trop musclé mais qui a un certain charme. Je me souris et passe une main dans mes cheveux indomptés avant de me démaquiller rapidement. Une fois propre je me rends dans ma chambre portable en main, pourquoi devrais-je attendre une réponse? C'est absurde. J'enfile un caleçon et me faufile sous la couette éteignant la lumière quand mon portable sonne de nouveau et évidemment je me jette dessus un espoir au fond de moi.

« Profitez de notre offre exceptionnelle, sms illimités et appels longue durée pour un prix cadeau, pour en savoir plus envoyez... ».

Je grimace et éfface le message avant de lire la suite, je déteste ces fichus opérateurs qui nous font espérer pour rien, et merde. Je repose l'appareil sur ma table de nuit quand il revibre me faisant froncer les sourcils.

« Si je suis XXL alors toi tu es XXS >__<, blague pourrie mais après tout c'est la tienne au départ. C'est débile mais je porte la lettre L qui va aux littéraires et toi la S qui va aux scientifiques, tu vois quelque-part on se rejoint....Tu déteins sur moi Kaulitz, je suis entrain de m'élancer dans la connerie..
Fais de beaux rêves Bill ».


_ Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan. Mon coeur tambourine et je crois mourir en lisant ses mots, mon dieu, mon dieu, mon dieu, je suis entrain de me comporter comme une gonzesse en extase devant son futur mec -___-, ça craint du boudin.
_ Bill?? Tout va bien? Mon père entre en allumant la lumière, j'ai dû crier trop fort.
_
Hein? Oui oui tout baigne, il y avait une petite araignée et tu me connais. Il lève les yeux au ciel.
_ Aller au lit gredin. Il referme la porte et je glousse sous ma couette portable contre ma poitrine, j'ai le coeur qui va exploser. Il a dit qu'on se rejoignait......Bill tu es définitivement trop niais, va te coucher. Je soupire pour moi même et pose la tête à même mon oreiller, Morphée enmène moi au pays des songes, je veux rêver et ne plus me réveiller.

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Quelle chute me diriez vous u___u , j'espère que ça vous plait toujours *__* , n'hésitez pas à me faire part de vos avis, ça m'intéresse ^^

Si tu veux être prévenus, comme d'habitude laisse un com sur ce chapitre.

Concernant les fautes d'orthographe c'est toujours la même chose, si une âme charitable en voit merci de me les signaler.

Stella


# Posté le jeudi 30 avril 2009 16:53

Modifié le vendredi 01 mai 2009 07:44